Les Lyonnais dépensent jusqu’à 50 % de plus au restaurant les jours fériés
Entre les ponts de mai, les terrasses bondées et les repas prolongés en famille ou entre amis, les jours fériés transforment aussi les habitudes de consommation des Français. Selon une étude publiée par la société sunday, spécialisée dans les solutions de paiement au restaurant, les dépenses augmentent fortement pendant ces périodes, avec des écarts particulièrement marqués en Auvergne-Rhône-Alpes.
À Lyon et dans la région, le ticket moyen au restaurant grimpe de 50 % les jours fériés par rapport à la semaine classique. Les pourboires suivent la même tendance, au point de plus que doubler sur certaines journées.
Les jours fériés deviennent des temps forts pour la restauration
L’étude, réalisée à partir de 500 000 additions enregistrées dans les restaurants partenaires de sunday lors des jours fériés d’avril et mai 2025, met en évidence une consommation nettement plus élevée dès que les Français disposent de temps libre.
En Auvergne-Rhône-Alpes, comme en Occitanie ou dans le Grand Est, les écarts sont particulièrement visibles. Les consommateurs profitent davantage des jours fériés pour sortir, allonger les repas et augmenter leur budget restauration.
Cette dynamique confirme une tendance observée depuis plusieurs années dans le secteur : les restaurateurs réalisent désormais une part importante de leur activité lors des week-ends prolongés et jours chômés, devenus de véritables pics de fréquentation.
Dans un contexte où le pouvoir d’achat reste sous tension, ces chiffres montrent aussi que les arbitrages de consommation se déplacent davantage vers des dépenses “plaisir” concentrées sur certains moments clés plutôt qu’étalées dans la semaine.
Des clients plus généreux lorsqu’ils sont en congé
Autre enseignement de l’étude : les pourboires progressent fortement pendant les jours fériés. En Auvergne-Rhône-Alpes, ils sont plus de deux fois supérieurs à ceux laissés en semaine.
Le phénomène se retrouve dans plusieurs régions françaises, notamment en Nouvelle-Aquitaine et dans le Grand Est. À l’inverse, l’Île-de-France affiche une progression beaucoup plus limitée.
Pour les professionnels de la restauration, ces périodes deviennent donc stratégiques, à la fois pour le chiffre d’affaires et pour la rémunération indirecte des équipes en salle.
Cette saison des ponts de mai confirme également le poids économique croissant des moments de convivialité dans la consommation des ménages, particulièrement dans les grandes métropoles régionales comme Lyon où la restauration reste l’un des secteurs les plus dynamiques du commerce local.
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