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L’Université Claude Bernard Lyon 1 et la Société Parisienne de Produits et Matériaux (SPPM) créent le LCPMC², un laboratoire commun dédié aux matériaux composites pour le bâtiment et le génie civil. Soutenu par l’Agence nationale de la recherche (ANR) et labellisé par Techtera, ce partenariat vise à développer de nouvelles solutions pour renforcer les infrastructures tout en réduisant leur empreinte environnementale.

Une alliance entre recherche académique et industrie

Le Laboratoire des Matériaux Composites pour la Construction (LMC²) et SPPM officialisent la création du Laboratoire Commun de Produits et Matériaux Composites pour la Construction (LCPMC²). Ce projet s’inscrit dans le dispositif LabCom de l’ANR, qui encourage les collaborations de long terme entre laboratoires publics et entreprises afin d’accélérer le transfert des innovations vers le marché.

Doté d’un budget de 363 000 euros, dont 319 000 euros financés par l’ANR, le laboratoire mènera ses travaux de septembre 2026 à août 2030. Son objectif est de concevoir de nouvelles générations de matériaux composites destinés au renforcement des structures en béton armé, à l’étanchéité des ouvrages et à leur protection contre le vieillissement.

Répondre aux enjeux de la transition écologique du bâtiment

Le partenariat s’appuie sur plus de vingt-cinq ans de collaboration entre les deux structures. Les travaux porteront notamment sur des renforts composites hybrides, biosourcés ou à matrices minérales, capables d’améliorer la résistance des infrastructures, notamment en zone sismique, tout en limitant leur impact environnemental.

Au-delà des performances techniques, le projet vise à développer des matériaux plus durables et à faciliter leur intégration dans les référentiels techniques français et européens. Les chercheurs travailleront également sur la compréhension des interactions entre les matériaux composites et les structures afin d’améliorer leur comportement dans le temps et lors de sollicitations extrêmes.

Pour la filière de la construction, ces innovations pourraient contribuer à prolonger la durée de vie des ouvrages existants, à réduire les coûts de maintenance et à limiter les besoins en reconstruction, un enjeu majeur dans un contexte de transition écologique et de maîtrise des ressources.