Lyon-Turin : la Métropole veut réintégrer le Comité de la Transalpine
Quatre ans après son retrait, la Métropole de Lyon veut revenir au sein du Comité pour la Transalpine, qui rassemble les acteurs publics et économiques favorables à la liaison ferroviaire Lyon-Turin. Une délibération sera soumise au Conseil métropolitain le 28 septembre 2026, alors que le financement et le calendrier des accès français au tunnel restent au cœur des discussions.
Un retour quatre ans après le retrait de 2022
Véronique Sarselli, présidente de la Métropole de Lyon, a annoncé ce retour le 16 septembre lors de l’assemblée générale annuelle du Comité pour la Transalpine, organisée à la CCI de région Auvergne-Rhône-Alpes.
Membre fondateur de l’association, la Métropole s’en était retirée en 2022, dans le prolongement de l’opposition de l’exécutif écologiste au projet. La nouvelle majorité souhaite désormais reprendre place parmi les collectivités et acteurs économiques mobilisés autour de cette infrastructure ferroviaire reliant la France et l’Italie.
Longue de 270 kilomètres, la liaison Lyon-Turin doit constituer un maillon du corridor méditerranéen européen entre l’Espagne et l’Europe de l’Est. Le projet vise notamment à transférer une partie du trafic de marchandises de la route vers le rail.
Sa pièce centrale, le tunnel transfrontalier sous les Alpes, doit atteindre 55 kilomètres. Selon la Métropole, près d’un tiers des galeries ont déjà été creusées et sa mise en service est programmée en 2033.
7,2 milliards d’euros pour la première phase des accès français
Pour la Métropole, le principal point de vigilance concerne désormais les infrastructures situées entre Lyon et la Savoie. En l’absence de décision rapide, environ 110 kilomètres de voies nouvelles nécessaires pour exploiter pleinement le tunnel pourraient ne pas être achevés avant 2045, soit plus de dix ans après son ouverture annoncée.
La première phase des accès français, articulée avec la partie nord du Contournement ferroviaire de l’agglomération lyonnaise, est évaluée à 7,2 milliards d’euros. La Métropole indique que l’Union européenne pourrait financer jusqu’à 50 % de cette enveloppe.
La collectivité estime disposer de moins de deux ans pour sécuriser les financements nécessaires auprès de l’État et de l’Union européenne et permettre la poursuite des études puis des travaux préparatoires.
La Métropole entend également relier ce dossier au développement du Service express régional métropolitain. Les infrastructures prévues pour les accès du Lyon-Turin pourraient en effet contribuer à augmenter les capacités ferroviaires autour de l’agglomération lyonnaise.
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