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Selon une étude réalisée par Spliiit en mai 2026, 68 % des habitants d’Auvergne-Rhône-Alpes interrogés estiment passer trop de temps devant les écrans. Cette hyperconnexion s’accompagne aussi d’un poids croissant des abonnements numériques dans le budget des ménages, avec près de trois habitants sur dix déclarant y consacrer au moins 50 euros par mois.

39 % passent plus de six heures par jour devant un écran

D’après les données communiquées par Spliiit, 39 % des répondants de la région passent plus de six heures par jour devant un écran. Un quart environ, 24 %, déclarent par ailleurs que ce temps a encore progressé ces dernières années.

Le smartphone reste le principal équipement utilisé, cité par 50 % des répondants, devant l’ordinateur à 38 % et la télévision à 13 %. Les usages sont désormais largement éclatés entre loisirs et activité professionnelle : 86 % utilisent leurs écrans pour regarder des films ou des séries, 70 % pour les réseaux sociaux, 69 % pour le travail ou les études et 68 % pour la musique ou les podcasts.

Cette présence continue du numérique dans la journée commence toutefois à susciter une forme de saturation. Au total, 68 % des personnes interrogées considèrent désormais leur temps d’écran comme excessif.

Les abonnements numériques pèsent davantage dans les budgets

La multiplication des usages se retrouve également dans les dépenses. Selon Spliiit, 25 % des habitants interrogés disposent d’au moins cinq abonnements numériques, qu’il s’agisse de streaming vidéo, de musique, de contenus premium ou de services sans publicité.

Près de 28 % déclarent dépenser 50 euros ou plus chaque mois pour ces abonnements et 56 % estiment que cette enveloppe a progressé ces dernières années. Cette hausse entraîne déjà des arbitrages : 70 % des répondants affirment avoir résilié au moins un abonnement pour des raisons financières.

Ces résultats montrent une tension croissante entre des services numériques devenus très installés dans les usages quotidiens et une volonté de mieux contrôler les dépenses comme le temps passé en ligne. Pour les éditeurs de plateformes et les acteurs de l’abonnement, cette évolution renforce la pression sur les prix, la fidélisation et la capacité à démontrer la valeur réelle de chaque service.