Toute l’actualité Lyon Entreprises

La lenteur des passages aux contrôle de sécurité était l’un des maillons faibles de l’aéroport de Lyon-Saint Exupéry, souvent pointé du doigt pour sa lenteur en période de pointe.

 L’aéroport aurait-il trouvé la martingale gagnante pour accélérer les procédures ?

 Il est en tout cas doté depuis le 14 décembre d’un nouveau système de contrôles aux frontières. Il s’agit de systèmes Parafe à reconnaissance faciale installés au terminal 1.

 Ils visent à permettre de gagner du temps tout en conservant le niveau de sécurité.

 Ces systèmes permettent de contrôler quinze passagers à la minute.

 Ainsi, la bascule des systèmes Parafe vers la reconnaissance faciale permet aux voyageurs majeurs ressortissants de 32 pays (*), en possession d’un passeport biométrique de réduire leur temps de passage lors des contrôles aux frontières.

Le dispositif permet de multiplier par cinq la rapidité des contrôles (un agent pour cinq passagers simultanés).

 Il réduit également le nombre d’échecs au passage grâce à une plus grande facilité ergonomique (mains libres et facilité de présentation devant le capteur biométrique), et accélère la lecture du passeport.

 Cette nouvelle installation intervient dans le contexte de rétablissement des contrôles aux frontières dans l’espace Schengen en 2016 : en effet, dans ce contexte intra-Schengen, la part des passagers contrôlés à Lyon-Saint Exupéry atteint désormais 70 %, contre 30 % auparavant.

 Cette bascule totale de ses systèmes à reconnaissance digitale à la technologie à reconnaissance faciale a été opérée en partenariat avec les sociétés IN Groupe (Groupe Imprimerie Nationale) et Gunnebo.

Dix systèmes biométriques ont déjà été installés. En tout, vingt nouveaux systèmes Parafe embarquant cette technologie de pointe vont équiper le Terminal 1, concernant 80 % des passagers.

 (*) 28 pays de l’Union Européenne dont le Royaume-Uni, ainsi que la Suisse, la Norvège, l’Islande et le Lichtenstein.