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L’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse publie son rapport 2017 sur l’état des eaux. Dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, 54% des rivières sont en bon état écologique. La pollution domestique régresse, mais des évolutions sont encore possibles, notamment pour la pollution des pesticides.

 

En 25 ans, la pollution domestique a été divisée par 5 dans la région, grâce à l’installation de stations d’épuration performantes. Plus de la moitié des rivières sont en bon état écologique,. Cela signifie qu’elles contiennent une eau de bonne qualité, une faune et une flore aquatiques peu perturbées par les activités humaines. L’agence de l’eau se satisfait de ces chiffres, mais ne compte pas s’arrêter là.

Des analyses multipliées par 250

Ces résultats s’appuient sur 4,5 millions d’analyses annuelles réalisées sur les rivières, les nappes d’eau souterraines, et les lacs des bassins Rhône Méditerranée Corse. Ces contrôles se sont largement multipliés ces dernières années. En 1990, seulement 18 000 contrôles annuels étaient effectués. L’eau est beaucoup plus surveillée de nos jours et 1 125 paramètres sont mesurés.

“On observe une baisse de la pollution domestique et une tendance d’amélioration sur la présence de micropolluants, explique Laurent Roy, directeur général de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse. Les quatre causes principales de pollution restent les excès de prélèvements dans les rivières, les barrages d’accès aux poissons, la morphologie des rivières modifiée, et la pollution diffuse de nitrates et de pesticides. Si des améliorations sont notables, l’agence de l’eau veut en faire plus.En 2017, 200 ouvrages ont été rendus franchissables par les poissons et les sédiments, et 174 plans d’action sont en cours pour lutter davantage contre la pollution”, assure le président de l’agence de l’eau.

“Un changement durable pour la qualité pérenne des eaux”

Désormais, l’agence souhaite identifier les priorités puisque des actions restent à conduire. En Auvergne Rhône-Alpes il y a des travaux depuis plus de 10 ans pour restaurer la morphologie des rivières emblématiques, comme les anciennes lônes du Rhône avec  Miribel. Sur cette période, 300 000 euros ont été investis. “Des sommes faibles, mais les effets sont bénéfiques” s’enthousiasme Yannick Prebay, directeur de la délégation Rhône-Alpes de l’agence de l’eau.

La pollution par les substances toxiques diminue progressivement dans les rivières, et la toxicité des pesticides a chuté de moitié au cours des 10 dernières années. Mais dans les eaux souterraines, il s’agit de la substance toxique la plus présente. Les secteurs très urbanisés ou concernés par l’agriculture intensive sont les plus pollués, comme la vallée du Rhône. L’agence de l’eau agit donc auprès des agriculteurs afin de les sensibiliser. Laurent Roy souhaite “un changement durable pour la qualité pérenne des eaux”.