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Après quinze années d’existence, “ les Potins d’Angèle “ disparaissent du paysage médiatique lyonnais

C’était sans doute l’hebdomadaire le plus lu par les hommes politiques lyonnais et les décideurs en particulier. Sa tête de turc préférée : Jean-Michel Aulas…

En être signifiait que vous comptiez dans le microcosme lyonnais.

Profondément renouvelée ces derniers mois, la classe politique lyonnaise n’aura plus ce petit plaisir de lecture du jeudi matin.

Dans son dernier numéro, le 669, “Les Potins d’Angèle” annoncent le clap de fin après quinze année d’existence.

Au menu de ce dernier numéro qui devrait s’arracher, “ Après quinze ans, Les Potins tirent leur révérence” ; “Gérard Collomb recase sa directrice de cabinet chez les pompiers” et “ Bruno Bernard veut verbaliser les nuisances sonores”.

La crise du Covid-19 liée à celle de la distribution pour le moins erratique pendant de longs mois de la presse à Lyon ont eu raison de l’existence du “Canard Enchaîné” local qui avait le grand mérite d’exister. Peu de Métropoles peuvent en effet se vanter de posséder un “Journal satirique” bousculant quelque peu le jeu des situations et mettant en évidence l’aspect caché de la politique.

Sous-titré “l’hebdomadaire des coulisses de la vie lyonnaise”, les potins d’Angèle s’inscrivaient dans la tradition de la presse satirique lyonnaise du 19èle siècle

A l’origine de ce journal, Gérard Angel, un ex-journaliste du “Progrès” qui a prolongé la rubrique “potins” qu’il avait développée au sein du journal régional et qui, déjà, était fort lue.

Dans son dernier édito, Gérard Angel ne peut s’empêcher de donner un coup de bec à sa tête de turc préférée : “Comme le dit le proverbe, le malheur des uns fait le bonheur des autres. Ce n’est pas Jean-Michel Aulas qui dira le contraire”. Tout en détaillant l’été luxueux du président de l’Olympique Lyonnais sur un yacht avec son nouvel ami Tony Parker. Ou encore son dîner discret avec la famille Sarkozy…

Cette disparition illustre les difficultés que traverse actuellement dans cette période extrêmement compliquée les médias de la presse papier. En espérant que la disparition des “Potins” n’en précède pas d’autres à Lyon.