Toute l’actualité Lyon Entreprises

lyon entreprises viarhôna

Un projet visant à rétablir la continuité de l’itinéraire cyclable ViaRhôna entre Pierre-Bénite et Givors a été remis sur la table par plusieurs élus locaux, lors d’un déplacement sur site le 12 février 2026. L’objectif est de relancer un maillon stratégique à la fois pour le tourisme et les mobilités du quotidien. 

Long de près de 800 kilomètres entre le lac Léman et la Méditerranée, l’itinéraire européen ViaRhôna connaît aujourd’hui une rupture au sud de Lyon. Dix-huit kilomètres restent à aménager entre Pierre-Bénite et Givors, obligeant les cyclistes à quitter le tracé ou à recourir au train.

Un tronçon stratégique pour la continuité de l’itinéraire

Le 12 février, Véronique Sarselli, candidate à la Métropole de Lyon pour Grand Cœur Lyonnais, s’est rendue sur place aux côtés de Julien Vuillemard, maire de Vernaison, et de Xavier Odo, maire de Grigny, afin d’évoquer la relance de ce dossier.

Sur la section sud lyonnaise, l’absence d’aménagement continu contraint les cyclistes à emprunter des itinéraires secondaires jugés peu sécurisés, ou à interrompre leur parcours à Vienne ou Givors. Cette situation constitue un point de fragilité pour un axe reliant notamment Genève, Lyon, Vienne, Valence, Orange, Avignon, Arles et Sète.

Des enjeux touristiques et économiques identifiés

Selon le communiqué, la création de cette liaison permettrait de renforcer l’attractivité touristique d’un itinéraire fréquenté par environ 200 000 cyclotouristes par an. Les retombées économiques concerneraient directement les commerces, hôtels et restaurants situés le long du parcours.

Au-delà du tourisme, le projet vise également à proposer un itinéraire sécurisé pour les déplacements quotidiens entre Irigny, Vernaison, Grigny et Givors, dans un contexte de développement des mobilités douces.

Un projet à l’arrêt depuis 2022

Le tracé en rive droite, validé en 2018, prévoyait une réutilisation majoritaire des cheminements existants, pour un coût estimé à 11 millions d’euros. À la suite d’un avis défavorable du commissaire enquêteur, la Métropole de Lyon n’a pas engagé les adaptations nécessaires.

Faute d’évolution du dossier, le projet a été interrompu en 2022, laissant en suspens la réalisation de ce tronçon stratégique.

Relancer les études et adapter les documents d’urbanisme

Une partie des aménagements urbains a depuis été réalisée au nord du bassin de joutes. Il reste principalement un segment en zone naturelle, entre Irigny, Vernaison et l’entrée de Grigny, représentant environ 1,5 kilomètre à aménager.

La relance du projet repose sur l’adaptation des voies existantes afin d’assurer la continuité de l’itinéraire, tout en préservant la biodiversité et en mettant à jour les documents d’urbanisme.

Véronique Sarselli appelle à réunir l’ensemble des partenaires pour relancer rapidement les études et aboutir à une solution équilibrée. Julien Vuillemard souligne de son côté l’importance d’adapter les infrastructures existantes sans opposer mobilités douces et protection de l’environnement.

Pour Xavier Odo, ce projet dépasse la seule dimension touristique et doit permettre de rendre crédible l’usage du vélo pour les habitants, en connectant durablement les territoires concernés.

À travers cette initiative, les élus entendent remettre en mouvement un dossier en suspens, présenté comme indispensable à la continuité d’un axe cyclable européen majeur et à la sécurisation des déplacements locaux.