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D’après les notaires du Rhône : cinq arrondissements de Lyon  dépassent désormais les 5 000 euros le m2…

Après les très classiques et chers arrondissements que sont les 1er, 2ème, 4ème et 6ème , un nouvel vient de se hisser au palmarès des plus chers à Lyon : le 7ème et plus précisément le quartier de la Guillotière. Cela tient à la proximité de la Presqu’ile, des transports en commun. L’illustration d’une poursuite de la hausse des prix de l’immobilier ancien à Lyon l’année dernière : + 10,2 %. Les notaires ne s’attendent pas à une baisse cette année, mais plutôt à une stabilisation…

“Sitôt terminé le premier confinement, nous avons été scotché de voir les candidats à l’achat se précipiter à nouveau vers les agents immobiliers…” A l’heure du bilan, on reconnaît chez les notaires du Rhône que cette année 2020 a pour le moins été atypique. Avec à l’arrivée, malgré une année marquée à la fois par la crise sanitaire et la crise économique, une nouvelle hausse des prix à Lyon dans immobilier ancien, mais aussi dans la Métropole et le Rhône, de l’ordre de 10 %, similaire à celle de 2019.

“En dix ans, les prix de l’immobilier à Lyon ont doublé”, constate Me Frédéric Aumont, le président des notaires du Rhône.

Pourquoi cette constante ou si l’on préfère cette résilience à la crise sanitaire et économique ?

Trois raisons expliquent cette forte appétence à l’achat de l’immobilier à Lyon et dans sa Métropole.

D’une part parce que le flux migratoire dans la Métropole, contrairement à d’autres, se poursuit d’année en année et ne se tarit pas.

Par le fait que les fondamentaux économiques de l’agglomération sont bons : un tiers des acquéreurs sont des jeunes cadres, constate-t-on chez les notaires.

Enfin troisième paramètre jouant à la hausse sur les prix, Lyon-Entreprises l’a mis en évidence à de nombreuses reprises : il y a un manque criant de nouveaux logements neufs mis sur le marché à Lyon. D’où la très grande proportion de locataires, faute de pouvoir acheter : 66 % des logements lyonnais sont en location, un record pour une métropole.

Plus de 5 000 euros le m2

Cette hausse des prix des logements anciens s’est traduite par un nouvel arrivant dans le quinté de arrondissements à plus de 5 000 euros le mètre carré : les 1er, 2ème, 4ème, 6ème et désormais le 7ème et notamment le quartier de la Guillotière, caractérisé par sa mixité sociale et ethnique, il est est vrai en voie d’évolution. Explications : sa proximité de la Presqu’île où l’on peut se rendre à pied, et sa gentrification depuis plusieurs années, selon les notaires du Rhône.

Les prix donc, selon les quartiers lyonnais, peuvent passer du simple au double, de 3 150 euros le m2 au Point du Jour dans le 5ème ; à 6 360 autour du parc de la Tête d’or dans le 6ème arrondissement.

Les deux confinements ont eu aussi une autre conséquence : le départ d’habitants de la Métropole vers la 1ère ou la 2ème couronne à travers l’achats de maisons.

“Ce n’est pas un raz-de-marée, mais tout de même sensible “constate le président des notaires du Rhône à propos de la demande de maisons à l’extérieur de la Métropole-suite aux confinements et le développement du télétravail-qui est en hausse de 5,6 % sur un an.

Un autre argument a joué aussi en cette faveur, les prix qui ne sont pas excessifs : ils diminuent au fur et à mesure que l’on s’éloigne de Lyon.

Il faut viser la 2ème ou 3ème couronne car les maisons ont flambé l’année dernière dans certaines communes très sollicitées comme le Val d’Oingt (+ 17,1 %), Dardilly (+ 18,6 %) ou encore Craponne (+ 15,2 %), pour ne citer qu’elles.

Quid des prix, en 2021 ?

Cette hausse des prix constatée tant à Lyon que dans la Métropole ou le Rhône va-t-elle perdurer ?

Première certitude : pour Christian Jacques Berret, directeur régional de la Banque de France à Lyon, “il y a pas de bulle spéculative : l’augmentation des prix répond à la réalité économique…”

En cette année 2021, selon Frédéric Aumont, il pourrait y avoir un léger tassement sur certains secteurs, mais les notaires ne voient pas pour l’heure de baisse de prix à l’horizon.

L’appétence des acquéreurs devrait donc perdurer, d’autant que les taux d’intérêt, un des paramètres les plus marquants déclenchant les achats, devraient rester durablement bas.

Bref, ceux qui auraient décidé d’attendre dans cet objectif font un mauvais calcul…

Illustration : les prix à Lyon intra-muros

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