Économie : une année 2025 morose en Auvergne-Rhône-Alpes
Selon l’Insee Auvergne-Rhône-Alpes, l’activité économique a reculé au quatrième trimestre 2025, concluant une année globalement atone. Emploi, créations d’entreprises et dynamique économique marquent le pas, dans un contexte proche de la tendance nationale.
Une fin d’année marquée par un nouveau ralentissement
D’après les dernières données publiées par l’Insee, la dynamique économique régionale s’est encore dégradée en fin d’année. Au quatrième trimestre 2025, l’activité recule de 0,4 %, confirmant un ralentissement déjà perceptible les mois précédents.
Le volume d’heures rémunérées poursuit sa baisse, signe d’un affaiblissement de l’activité dans plusieurs secteurs. La construction reste particulièrement exposée, tandis que l’industrie et les services marchands montrent également des signes de fragilité.
Au final, l’année 2025 se termine sans véritable reprise, dans un climat économique jugé morose à la fois en région et au niveau national.
Un marché de l’emploi sous pression
L’emploi n’a pas résisté à ce ralentissement. Sur le dernier trimestre, il recule légèrement, avec une baisse de 0,1 % du nombre de salariés. Plusieurs secteurs sont touchés, notamment la construction, l’industrie et le tertiaire non marchand.
Le chômage repart à la hausse et atteint 6,8 % en Auvergne-Rhône-Alpes. Cette progression concerne la quasi-totalité des départements, avec une augmentation plus marquée dans le Rhône.
Sur l’ensemble de l’année, l’emploi fait preuve d’une relative résistance, mais sans réelle dynamique de création nette.
Entrepreneuriat en recul mais tendance annuelle positive
Autre signal de ralentissement, les créations d’entreprises diminuent au quatrième trimestre. Elles reculent de 3,4 %, tirées vers le bas par le repli des micro-entreprises.
Ce fléchissement ne doit toutefois pas masquer une tendance plus positive sur l’ensemble de l’année. En 2025, les créations progressent globalement, portées notamment par certains secteurs industriels.
Dans le même temps, les défaillances d’entreprises montrent des signes d’accalmie en fin d’année. Après une hausse continue, elles diminuent légèrement en décembre, même si leur niveau reste élevé sur l’ensemble de l’année.
Des signaux contrastés selon les secteurs
L’analyse sectorielle confirme une économie à plusieurs vitesses. La construction reste en difficulté, avec un recul marqué de l’activité et de l’emploi. L’industrie suit une trajectoire plus modérée mais orientée à la baisse.
À l’inverse, certains segments résistent mieux. L’intérim progresse en fin d’année et sur l’ensemble de 2025, traduisant des besoins ponctuels de main-d’œuvre. Le secteur agricole enregistre également un rebond, notamment en fin d’année.
Les services non marchands restent le seul secteur en croissance sur l’année, confirmant leur rôle d’amortisseur dans un contexte dégradé.
Un début 2026 encore incertain
Les perspectives restent prudentes pour les mois à venir. Si un léger rebond de l’activité est envisagé début 2026, celui-ci pourrait rester fragile, notamment en raison des tensions internationales et de la remontée attendue de l’inflation.
Dans ce contexte, les dirigeants devront composer avec une visibilité réduite et des signaux économiques encore instables.
Pour l’économie régionale, l’enjeu sera de retrouver des relais de croissance tout en consolidant les secteurs les plus exposés.
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