Export : les entreprises françaises confiantes malgré les tensions géopolitiques
Malgré un contexte international instable, près de 8 entreprises françaises sur 10 anticipent une croissance de leur activité à l’export en 2026. Une dynamique portée par l’adaptation des stratégies, mais fragilisée par la montée des risques et des tensions sur les paiements, selon l’étude « Allianz Trade Global Survey 2026 ».
Des perspectives solides pour les exportateurs français
Les entreprises françaises affichent un niveau de confiance supérieur à la moyenne mondiale. Près de 80 % d’entre elles prévoient une hausse de leur chiffre d’affaires à l’export en 2026, selon l’étude « Allianz Trade Global Survey 2026 », menée auprès de 6 000 entreprises dans 13 pays.
Dans le détail, 39 % anticipent une progression modérée comprise entre +2 et +5 %, tandis que plus de 30 % visent une croissance plus soutenue, jusqu’à +10 %.
Ce positionnement traduit une capacité d’adaptation dans un environnement pourtant marqué par les tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient.
Des stratégies d’adaptation déjà à l’œuvre
Face à l’instabilité internationale, les entreprises françaises ajustent leurs priorités. Le renforcement des positions sur les marchés existants devient l’axe principal, devant la conquête de nouveaux marchés.
Dans le même temps, la sécurisation des chaînes d’approvisionnement s’impose comme un enjeu central. Diversification des fournisseurs, partenariats locaux et réorganisation des flux logistiques font désormais partie des leviers activés.
Plus de la moitié des entreprises privilégient désormais des zones politiquement stables pour limiter leur exposition aux risques.
Des tensions financières à surveiller
Si la dynamique commerciale reste positive, les signaux financiers appellent à la vigilance. Les délais de paiement s’allongent et les risques d’impayés progressent.
Seules 7 % des entreprises sont désormais réglées en moins de 30 jours, tandis qu’une part croissante dépasse les 70 jours de paiement.
Pour les entreprises, notamment industrielles, ces évolutions peuvent peser directement sur la trésorerie et la capacité d’investissement.
Un enjeu direct pour les entreprises d’Auvergne-Rhône-Alpes
Dans une région fortement industrialisée et tournée vers l’export comme Auvergne-Rhône-Alpes, ces tendances prennent une dimension concrète.
De nombreux secteurs clés du territoire, industrie, chimie, mécanique, énergie ou encore technologies, sont directement concernés par ces évolutions du commerce international.
La capacité à sécuriser les flux, à diversifier les marchés et à anticiper les risques devient un facteur déterminant de compétitivité pour les entreprises régionales.
Un commerce international plus sélectif
Au-delà des perspectives à court terme, une transformation plus profonde se dessine, le commerce international devient plus fragmenté, plus incertain et plus exigeant.
L’Europe et l’Asie apparaissent comme des zones de développement privilégiées, dans un contexte où les entreprises recherchent davantage de stabilité et de visibilité.
Pour les dirigeants, l’enjeu est désormais double : continuer à capter de la croissance à l’export tout en renforçant la résilience de leur modèle face à des chocs de plus en plus fréquents.
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