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Les Hospices Civils de Lyon ont désormais leur « vaisseau amiral » : le pavillon « H » situé au cœur de l’hôpital Edouard Herriot, près de six fois plus grand que l’ancien pavillon, rasé. On y trouve pas moins de vingt blocs opératoires. Il devient également un équipement civilo-militaire avec l’arrivée en son sein de l’hôpital Desgenettes, suite à une réorganisation du Service de Santé des Armées.

Vous ne le savez peut-être pas, mais signé du célèbre architecte lyonnais Tony Garnier, l’hôpital Edouard Herriot est pour une bonne part de ses pavillons (on en compte vingt-deux), classé monument historique.

Ce qui peut se révéler compliqué pour mener au sein de l’hôpital, l’opération de grande ampleur dont cet établissement mis en service en 1933 avait absolument besoin pour rester à la pointe des techniques hospitalières.

Les architectes des monuments ont pourtant de manière un peu surprenante au premier abord, autorisé la disparition de l’ancien pavillon « H » pour en installer un nouveau à l’architecture résolument contemporaine même si l’on retrouve les codes architecturaux de Tony Garnier, notamment la couleur des façades et une réinterprétation des pergolas et des auvents, chers à Tony Garnier.

En fait, ceci s’explique par le fait que le Pavillon H, au cœur de l’établissement ne se voit pas de l’extérieur, mais aussi du fait qu’en accord avec les architectes des monument historiques, la suite des opérations à venir sera très respectueuse.

Près de cent mètres de long…

Cette souplesse des monuments historiques a ainsi permis la construction d’un bâtiment phare et clé dans le dispositif hospitalier. Qu’on en juge : signé des architectes Michel Rémon et François Chatillon, développant 18 000 mètres carrés sur quatre niveaux, il affiche 97 mètres de long pour 49 de large. Bref, il est près de six fois plus grand que l’ancien « Pavillon H » !

Une telle superficie était nécessaire pour installer après quatre ans de travaux à la fois …vingt salles de bloc opératoires, deux services de réanimation, ainsi qu’un imposant plateau de chirurgie ambulatoire. On peut y ajouter un centre d’imagerie interventionnelle, 60 lits de soins critiques, 50 lits de chirurgie d’urgence, ainsi que la création d’une hélistation sur le toit ; mais encore les activités de l’hôpital militaire Desgenettes dans le cadre de la réorganisation du Service de Santé des Armées

Les premiers patients accueillis le 12 septembre

Les premiers patients de réanimation ont été accueillis dans ce Pavillon flambant neuf, le 12 septembre.

Les activités de l’hôpital Desgenettes (chirurgie orthopédique, viscérale et ORL, réanimation et anesthésie) suivront courant novembre.

Au final ce Pavillon H XXL accueillera en ses murs plus de six cents professionnels : il deviendra alors le « vaisseau amiral » des Hospices Civils de Lyon.

Tout ceci à un coût, bien sûr et de surcroît élevé : le bâtiment lui-même a représenté un investissement de 77 millions d’euros auxquels il a fallu ajouter 24 millions d’euros pour les équipements médicaux et chirurgicaux ; ainsi qu’un vingtaine de millions d’euros en sus pour l’arrivée de Desgenettes.

Au final, donc, près de 120 millions d’euros (*). Ce qui permettra d’accueillir par exemple, sur une année complète près de 5 500 patients en chirurgie ambulatoire.

Le prix-élevé- pour se doter d’une médecine apte à rester à la pointe.

(*) Le financement émane pour 40 millions d’euros de l’Etat, pour 40 autres millions des HCL ; et pour 20 millions chacun du Grand Lyon et de la Ville de Lyon.