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C’est « La Commune » qui a ouvert le bal des « food court » à Lyon en étant le premier du genre : dans le quartier de Gerland.

Rappelons le concept : des stands culinaires qui proposent des plats fort divers et variés et une grande salle de restaurant commune.

Chacun choisit le type de cuisine qu’il entend ingérer et s’installe où il veut. Souple, rapide, original et proposant une grande variété de plats : le succès a été immédiat.

La mode des food court, très courants dans le monde anglo-saxon a été lancée à Lyon. Cette semaine, le centre commercial de la Part-Dieu va présenter le sien, dans le cadre de sa restructuration. La Tour Rose annonce, elle, son food court bistronomique pour la fin de l’année.

En attendant, un deuxième food court lyonnais a déjà vu le jour : il est situé au sein de l’ancienne Halle Girard, dénommée désormais H7.

Il propose six stands de restauration installés chacun dans des anciens conteneurs maritimes dont un doté d’un four à pizza. Un investissement de l’ordre de 400 000 euros pour H7 qui conserve pour son compte la gestion du grand bar central.

« C’est un food court en mode start-up », explique Cédric Dujardin, d’Arty Farty, par ailleurs directeur du « Sucre » dans cette même Confluence, chargé de la gestion du lieu.

Explication : comme pour les start-up dont  beaucoup tournant autour du numérique installée à H7, ce food-court accueillera essentiellement des jeune cuisiniers désireux d’expérimenter  et de tester de nouveaux concepts innovants.

Un turn-over très important

L’originalité due ce nouveau food court, est la grande mobilité des cuisiniers qui vont proposer leurs plats ou leurs desserts : ils pourront être présents à la journée, ou à la semaine. « Le turn over sera très important », explique Cédric Dujardin.

Contrairement à la « Commune » du quartier de Gerland où les candidats doivent payer un loyer important, ce n’est pas le cas ici. « Les cuisiniers n’auront à régler qu’un pourcentage de leur chiffre d’affaires, en l’occurrence 15 % », précise le responsable de ce  nouveau food court.

« Si ça ne marche pas, ils auront  donc très peu à régler », ajoute-t-il.

Lors de l’inauguration du H7 et donc, de facto de son food-court, on pouvait ainsi déguster des pizzas, mais aussi des mini-burgers, voire encore des mini-salades, etc.  On y mangera donc une cuisine plutôt food trucks, certes bonne, mais à déguster sur le pouce ; pas ou peu de plats élaborés, donc.

Pour l’heure, ce sont les 350 occupants du H7 qui bénéficient du food court maison : c’est leur cantine…

A partir du 15 juillet, le site sera ouvert à tous, aux visiteurs de passage, comme aux habitants de ce quartier de la Confluence. Un peu de patience, donc pour déguster de la cuisine start-up…