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HelloCSE, la scale-up lyonnaise qui s’impose dans la French Tech sans lever de fonds

Pour la quatrième année consécutive, HelloCSE figure dans le classement French Tech 120. La société lyonnaise, spécialisée dans les solutions numériques pour les comités sociaux et économiques (CSE), fait partie des rares entreprises du programme à s’être développée sans avoir réalisé de levée de fonds. Un modèle atypique dans l’écosystème français des start-up, qui repose sur une croissance autofinancée et rentable.

Un modèle de croissance à contre-courant de la tech française

Dans un environnement où les levées de fonds sont souvent considérées comme un passage obligé, HelloCSE revendique une trajectoire différente. Fondée en 2017 à Lyon par Laurent Lefebvre et Sylvain Reynier, l’entreprise a financé seule son développement, ses recrutements, ses investissements technologiques ainsi que sa première acquisition, Primoloisirs, réalisée en 2025. Aujourd’hui, elle emploie 130 collaborateurs et affiche un chiffre d’affaires de 104 millions d’euros.

Cette stratégie lui permet de figurer pour la quatrième année consécutive parmi les 120 entreprises les plus prometteuses de la French Tech, tout en conservant son indépendance. En quatre ans, HelloCSE a quadruplé son chiffre d’affaires et son nombre d’utilisateurs, qui atteint désormais 1,5 million de salariés répartis dans plus de 4 500 CSE clients.

Laurent Lefebvre veut faire d’HelloCSE un leader des avantages salariés

À la tête de l’entreprise, Laurent Lefebvre défend une vision de la croissance fondée sur la rentabilité et la proximité avec les clients. Selon lui, cette indépendance constitue un facteur d’agilité dans un marché historiquement dominé par des acteurs comme Edenred ou Pluxee. La plateforme centralise aujourd’hui l’ensemble des besoins des CSE : billetterie, avantages salariés, communication, comptabilité, chèques-cadeaux dématérialisés, subventions ou encore formation.

Au cours des derniers mois, HelloCSE a notamment remporté des contrats auprès de grands groupes tels que La Poste, Carrefour, AXA ou Ikea. L’entreprise prévoit de poursuivre sa croissance et d’accélérer ses recrutements, avec l’ambition de renforcer sa position sur le marché français des avantages salariés tout en conservant son modèle 100 % autofinancé.