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L’IFPEN a présenté la semaine passée ses orientations d’investissements pour les années à venir. L’institution consacrera à présent plus de la moitié de son budget recherche au développement de technologies dans les énergies nouvelles.

Les énergies nouvelles, priorité de l’IFPEN Lyon

L’Institut Français du Pétrole va avoir de plus en plus de mal à porter son nom. L’IFPEN a en effet annoncé consacrer pour les années à venir la majorité de son budget aux énergies nouvelles.

“Nous allons accélérer notre transition vers des sujets de mobilité durable”, a annoncé Didier Houssin, président de l’IFPEN dans les locaux du Club de la Presse de Lyon. “A présent 55 % de nos programmes de recherche seront consacrés aux énergies nouvelles”, a-t-il ajouté.

En cinq ans, la part consacrée aux énergies durables a en effet doublé au sein de l’Institut. L’IFPEN présente un budget de 280 millions d’euros dont 45 % provient de l’Etat. Autrement dit, l’organisme peut aujourd’hui financer sur ses fonds propres ses programmes de recherche éco-responsables. L’Etat, par ailleurs, ne donnera plus pour financer les recherches autour d’hydrocarbures.

“Pour accroître notre efficience, on mène des collaborations structurantes avec des organismes de recherche”, a précisé Cécile Barrère-Tricca, directrice du centre IFPEN de Lyon. C’est le cas du laboratoire CarMeN, où IFPEN cotoie le CNRS et les universités de Lyon, Strasbourg et la Sorbonne.

Brevets et nominations en série pour IFPEN et ses énergies nouvelles

De ces collaborations multiples, IFPEN tire de nombreuses réussites. L’institut a déposé 185 brevets en 2019. Sur ces derniers, 94 concernent le domaine des Nouvelles Technologies Environnementales. Les chercheurs IFPEN ont aussi été récompensés par de nombreux prix.

Et les membres de l’institut se retrouvent à la tête des grandes institutions lyonnaises. C’est le cas de Cécile Barrère-Tricca, nommée présidente d’Axelera, et David Arraou, intronisé l’an passé à la tête de l’Association pour le développement durable de la Vallée de la Chimie.

La mobilité durable, priorité stratégique de l’IFPEN

Sur le plan des réalisations concrètes, l’IFPEN a mis l’accent sur la mobilité durable. “C’est notre priorité stratégique”, a même affirmé Cécile Barrère-Tricca.

Et la directrice lyonnaise de citer notamment le cas de Geco Air, application permettant aux entreprises d’optimiser les déplacements de ses salariés. “L’application permet d’établir un diagnostic et aux entreprises de mettre en place des solutions concrètes”, a-t-elle souligné.

Le diagnostic, c’est aussi le champ d’application de Real-e. L’analyseur de gaz embarqué pour surveiller un parc automobile développé par Capelec est soutenu par IFPEN.

“Nous avons aussi mis au point CHEERS, une unité de démonstration de combustion en boucle chimique pour le captage et le stockage du CO2”, a développé Cécile Barrère-Tricca. Une application qui s’inscrit dans la volonté d’atteindre les objectifs climat 2050.

IFPEN envisage aussi l’industrialisation du butadiène issu d’alcool biosourcé dans la création de caoutchouc synthétique. Aujourd’hui 20 à 30 tonnes sont produites chaque années. Pour 2023, IFPEN espère atteidnre les 100 000 tonnes sur le marché européen.

Pour les années à venir, IFPEN compte s’appuyer sur la commercialisation des innovations que l’institut finance. “C’est notre ADN de les mettre sur le marché”, a martelé Cécile Barrère-Tricca.