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Les signaux positifs dans l’économie locale : un retour des crédits immobiliers et une croissance en hausse

Le marché immobilier ancien régional se regarnit nettement. Entre janvier et août 2026, 203 255 biens ont été proposés à la vente en Auvergne-Rhône-Alpes, soit 9,7 % de plus qu’un an auparavant selon l’Observatoire GH Transaction de Guy Hoquet. Mais ce retour de l’offre s’accompagne d’un phénomène moins visible : les logements commercialisés sont plus petits, ce qui fait reculer leur budget moyen malgré la hausse du prix au mètre carré.

Plus de biens à vendre, mais des surfaces en recul de 4,7 %

L’offre immobilière progresse plus de deux fois plus rapidement en Auvergne-Rhône-Alpes qu’à l’échelle nationale. Sur les huit premiers mois de l’année, l’Observatoire GH Transaction recense une hausse de 9,7 % des biens anciens proposés à la vente dans la région, contre 4,2 % en France.

Cette augmentation ne s’accompagne pourtant pas d’une baisse des prix affichés. Le mètre carré moyen régional atteint 3 299 euros, soit une progression de 3,9 % sur un an. Dans le même temps, le budget moyen d’un bien mis sur le marché recule de 1,1 %, à 331 071 euros.

L’explication se trouve dans la taille des logements. Leur surface moyenne tombe à 100,5 m², en baisse de 4,7 % en un an. Autrement dit, les vendeurs proposent davantage de biens, mais ceux-ci sont en moyenne plus petits. La contraction des surfaces absorbe ainsi la progression du prix au mètre carré.

Il faut toutefois distinguer ces données des prix effectivement signés chez le notaire : l’étude porte sur les annonces de logements anciens commercialisées par les professionnels et les particuliers sur les principaux portails immobiliers. Elle permet donc de mesurer la composition de l’offre et les prix affichés, mais pas directement les montants définitifs des transactions.

Les appartements reviennent massivement sur le marché

La progression globale cache surtout un changement dans la nature des biens proposés. Le nombre d’appartements mis en vente augmente de 23,5 % sur un an en Auvergne-Rhône-Alpes, tandis que l’offre de maisons recule de 4 %.

Le prix moyen atteint 3 897 euros le mètre carré pour les appartements, en hausse de 3,3 %, contre 2 902 euros pour les maisons, dont la progression se limite à 0,8 %. Ce basculement vers des logements collectifs contribue mécaniquement à réduire la surface moyenne de l’offre régionale.

Autre transformation notable : la performance énergétique du parc proposé à la vente évolue rapidement. Le nombre de logements classés A, B ou C au diagnostic de performance énergétique progresse de 59,7 % dans la région, tandis que celui des biens classés F ou G diminue de 15,3 %. La recomposition est même plus forte qu’au niveau national pour les logements les mieux notés.

Cette évolution peut traduire plusieurs phénomènes simultanés : arrivée sur le marché de logements récents ou rénovés, retrait de certaines passoires thermiques, mais aussi adaptation progressive des propriétaires à un cadre réglementaire qui pénalise davantage les logements énergivores.

Lyon se stabilise, Chambéry accélère, Annecy reste hors norme

Les écarts entre villes restent considérables. À Lyon, le prix affiché se stabilise à 5 014 euros le mètre carré, en légère hausse de 0,4 % sur un an. L’offre augmente de 5,3 % et le budget moyen reste presque inchangé à 363 598 euros. Après plusieurs années de correction, les indicateurs suggèrent donc un marché lyonnais beaucoup plus stable qu’en 2023 ou 2024.

Annecy reste de très loin la ville la plus chère du panel régional, avec 6 430 euros le mètre carré. Mais l’offre y bondit de 38,3 %, tandis que la surface moyenne chute de 7 %. Conséquence : le budget moyen des logements proposés recule de 6,7 %, tout en restant supérieur à 509 000 euros.

La situation est différente à Chambéry. L’offre y progresse de 59,8 % et le prix moyen grimpe de 9,1 %, à 3 681 euros le mètre carré. La diminution de 8,8 % de la surface moyenne limite toutefois l’évolution du budget total, presque stable à 294 042 euros.

Grenoble affiche une trajectoire plus équilibrée : 5 872 biens ont été proposés à la vente, soit 19,1 % de plus qu’un an auparavant, tandis que le prix moyen progresse de 2,1 %, à 2 858 euros le mètre carré. Saint-Étienne reste pour sa part la ville la plus accessible parmi celles étudiées, à 1 530 euros le mètre carré, un niveau stable sur un an.

Dans l’agglomération lyonnaise, Villeurbanne atteint 3 997 euros le mètre carré, en hausse de 1,5 %, avec une offre en progression de 22,3 %. Les évolutions beaucoup plus fortes enregistrées à Vénissieux et Vaulx-en-Velin doivent être interprétées avec davantage de prudence compte tenu des volumes plus faibles observés sur ces marchés.

Le principal enseignement régional ne réside donc pas uniquement dans le retour des vendeurs. Le marché ancien propose davantage de logements, mais leur taille diminue sensiblement. Si cette tendance se prolonge, la question de l’accès aux grandes surfaces pourrait devenir aussi déterminante que celle du prix au mètre carré pour les familles et les ménages des grandes agglomérations.