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L’étude annuelle publiée par Brice Robert Arthur Loyd met en lumière une évolution du marché de l’immobilier d’entreprise lyonnais. Après plusieurs années très dynamiques, l’année 2025 apparaît plus contrastée, marquée par la disparition des grandes transactions et un repositionnement des entreprises vers des surfaces plus adaptées à leurs nouveaux usages.

Un marché des bureaux en recul mais plus sélectif

En 2025, le marché des bureaux lyonnais totalise 184 590 m² placés répartis sur 449 transactions. Ce volume est en recul par rapport à l’année précédente, notamment en raison de l’absence de très grandes opérations qui avaient soutenu l’activité en 2024.

La demande se concentre désormais davantage sur des surfaces intermédiaires, généralement comprises entre 1 000 et 3 000 m². Les entreprises privilégient des implantations qualitatives, bien desservies et capables d’accompagner l’évolution des modes de travail.

Dans ce contexte, les immeubles neufs ou restructurés marquent le pas, conséquence d’arbitrages budgétaires plus stricts et d’une attention accrue portée à la maîtrise des coûts.

Malgré ce ralentissement, l’intramuros lyonnais reste moteur et concentre près des deux tiers des volumes placés, avec le quartier de la Part-Dieu qui conserve un rôle central dans la dynamique du marché.

Le retour des locaux d’activités

À l’inverse du tertiaire, le marché des locaux d’activités affiche une dynamique positive. En 2025, 276 466 m² ont été placés, soit une progression de 7 %.

Le Grand Est lyonnais confirme sa position dominante et plusieurs secteurs retrouvent des niveaux proches de leur moyenne décennale. Ce mouvement traduit notamment un regain d’activité de l’économie productive et une meilleure fluidité du marché.

Selon les observations de Brice Robert Arthur Loyd, les entreprises recherchent désormais des solutions immobilières plus pragmatiques, mieux adaptées à leurs besoins opérationnels.

Un marché de l’investissement qui se réoriente

Le marché lyonnais de l’investissement reste actif mais évolue dans sa structure. Les capitaux se redéploient progressivement vers l’immobilier industriel et logistique, qui représente désormais près de 65 % du nombre de transactions.

Cette orientation traduit la recherche d’actifs offrant une meilleure visibilité locative et une plus grande résilience dans un contexte économique plus incertain.

Le segment des bureaux demeure actif mais plus sélectif. En 2025, seules deux transactions supérieures à 15 millions d’euros ont été enregistrées, signe d’une prudence accrue des investisseurs.

Vers un marché plus lisible en 2026

Pour les spécialistes du secteur, l’année 2025 marque davantage une phase d’ajustement qu’un véritable retournement du marché.

La progression du stock disponible, la stabilisation des valeurs et la reprise des locaux d’activités pourraient contribuer à un rééquilibrage progressif du marché lyonnais dans les mois à venir.

Dans ce contexte, les entreprises adoptent une approche plus stratégique de leur immobilier, privilégiant la qualité des immeubles, l’accessibilité et l’adaptation aux nouveaux modes de travail.

Brice Robert Arthur Loyd indique avoir réalisé en 2025 environ 20 % des transactions de bureaux supérieures à 1 000 m² et 25 % de la demande placée en locaux d’activités, tout en représentant 21 % du nombre total de transactions d’investissement sur la place lyonnaise.