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Bientôt le lieu le plus « hype » de l’écosystème numérique lyonnais ? Après deux ans de travaux et 11,6 millions d’euros investis par la Métropole et la Région Auvergne-Rhône-Alpes, H7 s’apprête à ouvrir ses portes, très précisément le 2 avril prochain. L’inauguration officielle se fera, elle, en trois étapes, les 12, 14 et 15 mai 2019.

Sous cet intitulé facile à mémoriser d’H7, se trouve un site de 5 300 m2, installé dans l’ancienne chaudronnerie de la Halle Girard du quartier Confluence à Lyon, repeinte en blanc et bien visible de l’ancienne autoroute A7, désormais déclassée en boulevard urbain.

 Sa vocation est forte : devenir le lieu Totem du Numérique lyonnais. Sa vitrine…

L’écosystème entrepreneurial, tech et numérique lyonnais compte au bas mot une cinquantaine de structures différentes, entre les incubateurs, les pôles de compétitivité, les clusters, etc.

Il manquait encore un lieu pour rassembler l’ensemble de ces acteurs et rendre lisible et visible cet écosystème : c’est le rôle dévolu à ce nouveau venu, H7.

 Reste à savoir, si, tel qu’il a été pensé, il jouera réellement ce rôle ?

 « Le mot d’ordre est de faire de Lyon une capitale européenne. On doit voir ici se concrétiser cette ambition forte : la création d’une fabrique à idées, technologiques et sociales, qui va venir accompagner les entreprises dans leur croissance… », telle est la description de H7 , vue par David Kimelfeld, le président de la Métropole de Lyon, lors de la première visite de présentation de ce nouveau site où devraient à terme travailler plus de 400 personnes.

Soixante-dix start-up à terme

 Ce sera d’abord, non pas un incubateur, mais un accélérateur de start-up : 40 pour démarrer et près de 70 à terme y seront hébergées, mais l’ambition du lieu, décrite par Cédric Denoyel, le président de la structure en compagnie de Marie Esquelisse, directrice, est encore plus vaste : « nous voulons faire de H7 un grand lieu de brassage », lance-t-il.

Ainsi, H7 accueillera des entreprises plutôt matures qui seront accompagnées sur les plans technologiques et de l’innovation ; et ce, de manière extrêmement ouverte.

 Outre Axeleo partenaire de cet accélérateur, ces start-up bénéficieront notamment sur place du bureau lyonnais de la fameuse Station F parisienne de Xavier Niel, mais aussi de Digit’Owl, une école nomade de formation numérique et d’autres Ed’tech…

 Objectif affiché : l’augmentation de 20 % du chiffre d’affaires des start-up accueillies et l’entrée d’investisseurs nationaux dans leur capital ; avec à la clef, pas moins de cent créations d’emplois dès cette année.

Cette volonté de brassage à tous les étages va se traduire aussi par d’autres manières.

« Notre objectif est de créer de la valeur ajoutée en mélangeant les talents, les compétences, l’inventivité et les enjeux d’aujourd’hui. En combinant le tout avec le sens e l’intérêt général et l’envie, cela devrait donner lieu une nouvelle génération d’entrepreneurs responsables », décrit Cédric Denoyel. H7 entre en effet dans le cadre de l’Economie Sociale et Solidaire.

Sur ce site dédié à l’innovation, on retrouvera Lyon French Tech, ainsi qu’Only Lyon, la structure de promotion de Lyon à l’international, mais encore Lyve, la nouvelle structure d’accompagnement des entrepreneurs lyonnais.

Un Food Court animé par l’Isara

Ces structures et de nombreuses autres animeront entre 12 et 14 heures une place du Forum qui devrait constituer le cœur du système de brassage.

On y trouvera aussi un grand bar, ainsi qu’un Food court, sous forme de labos culinaires dotés de six points de restauration animés par l’incubateur Foodtech de l’école lyonnaise d’ingénieurs agronomes Isara. Un lieu à usage interne, mais aussi ouvert, là envore, sur l’extérieur, vers le quartier, le grand public.

Enfin, une grande nef de près de 1 000 m2 sera dédiée à l’événementiel, accentuant encore le phénomène recherché de brassage : Lyon Parc Auto devrait y fêter ses cinquante ans. La « Cuisine du Web » a prévu d’y organiser des événements. D’autres sont déjà sur les rangs

Enfin, l’argent est le nerf de la guerre pour les start-up : des fonds d’investissements français et internationaux seront aussi présents sur le site.

Pour faire tourner cette mécanique complexe dédiée au brassage, l’équipe permanente, pour l’heure composée de sept personnes devrait assez rapidement doubler de taille. Elle sera dotée d’un budget de fonctionnement de 2,5 millions d’euros.

Le prix d’un lieu Totem qui devrait rapidement vrombir…

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