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La start-up digitale lyonnaise NoShow veut accompagner les restaurateurs dans leur reconversion vers la vente à emporter

NoShow est une jeune pousse lyonnaise qui depuis un an et demi proposait aux restaurateurs des sites en ligne assortis d’un systèmes de réservation. Avec la fermeture de toute la filière elle s’est retrouvée sans ressource, comme ses clients, mais pas sans idées. C’est ainsi que ses deux créateurs ont mis au point un système permettant d’accompagner les restaurateurs qui de plus en plus nombreux trouvent leur salut à travers le click and collect et la vente à emporter.

Se retrouvant du jour au lendemain, depuis le 17 mars sans aucune ressources, beaucoup de restaurants se sont lancés dans la vente à emporter.
Mais problème, cela demande une logistique certaine.

Ainsi, question : comment se lancer dans ladite vente à emporter de manière simple et peu coûteuse ? Et questions subsidiaire pour les restaurateurs : comment optimiser ses stocks, sa production et gérer le flux des commandes clients ? Enfin, comment obtenir un rapport financier facilement pour affiner son offre ?

Se retrouvant dans la même situation que ses clients restaurateurs, c’est-à-dire sans ressources du jour au lendemain, la start-up lyonnaise NoShow, portée par Alexane et Charlie Roux, 28 et 33 ans a planché pendant les premiers jours de confinement pour trouver la solution, afin d’accompagner les chefs d’entreprises dans leur reconversion pour essayer de s’en sortir.

Un abonnement mensuel

Le concept tel qu’il est décrit par Alezane Roux : « L’outil que nous avons mis au point pour gérer le click and collect des restaurateurs s’intègre au sein de leurs sites Web. Il permet de proposer de nombreuses fonctionnalités, un paiement en ligne, il limite le nombre de retraits par créneaux horaires, etc. »

Autre initiative « Nous ne voulions pas assommer nos clients qui sont déjà dans une situation difficile », explique Alexane.

NoShow propose ainsi aux restaurateur son logiciel, sans commission, ni frais de mise en place, mais avec un abonnement mensuel à 60 euros, sans engagement.

Paramétrable aux codes graphiques de l’établissement, ce module intuitif s’intègre à n’importe quel site en marque blanche.

Objectif : 400 restaurants

En plein confinement, le démarrage de ce système dédié à la vente à emporter a été rapide. Les premiers restaurants lyonnais à à faire appel à la start-up ont été « le Bistrot du Potager » et « La Meunière », ainsi que la chaîne de restaurants libanais « Aklé ». « Daniel et Denise » de Joseph Viola, est en train de suivre.

Des restaurants parisiens ont aussi frappé à la porte de la start-up dont le marché est bien évidemment national.

« Nous visons 400 restaurants avec ce produit d’ici la fin de l’année », lance Alexane.

Bref, avec son époux, elle a trouvé le moyen de faire bouillir la marmite pendant la crise et conserver ses trois salariés qui n’ont pas eu besoin, vu le travail à fournir, de se retrouver au chômage partiel…

 

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