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Ce n’est pas du green washing. C’est d’une certaine manière la concrétisation de la métamorphose de la vallée de la chimie polluante de l’ancien monde, vers une Vallée de la chimie nettement plus verte.

Outre le fait que les entreprises de la Vallée de la chimie sont toutes en train d’effectuer le grand virage d’une chimie plus acceptable et moins nuisible pour l’environnement, voire même réparatrice, la Vallée lyonnaise de la chimie est aussi devenue dans le même temps productrice d’électricité verte.

A telle enseigne qu’elle produit déjà près de la moitié des énergies renouvelables de la Métropole. Et ce n’est pas fini…

Aux sites historiques de production qu’est l’usine hydroélectrique de Pierre-Bénite (450 000 MWh par an) et l’usine de traitement de valorisation énergétique qui est installée (235 000 MWh dans le réseau de chaleur urbain), s’est rajoutée plus récemment la centrale solaire désormais présent sur le site de Solvay-Belle-Etoile qui produit 2 millions de KWh par an, de quoi assurer la consommation électrique annuelle de 2 000 habitants.

Mais l’équipement le plus important est en cours : il s’agit de poser sur les toits des principales usines de la Vallée (Kem One, Arkema, IFPEN, JTEKT, VOS Logistics et Total CRES) mais aussi sur des ombrières de parking, plus de 35 000 m2 de panneaux solaires actuellement en cours d’installation.

La Métropole lyonnaise productrice d’électricité

Une société a été créée à cet effet : Lyon Rhône Solaire.

A travers cette opération, la Métropole lyonnaise est en train de se transformer en producteur d’électricité car elle est actionnaire de ces équipements à hauteur de 27,5 %, en compagnie du fonds régional d’investissement OSER et de l’opérateur photovoltaïque « Terre Lac Solaire) (45 %). Elle sera opérationnelle à la fin de l’automne, produisant l’équivalent de la consommation de 1 600 familles.

Deux autres importants projets allant dans le même sens sont actuellement dans les tuyaux.

La Métropole souhaite créer au sein de la Vallée de la chimie un réseau d’approvisionnement en énergies renouvelables qui reliera les sites industriels entre eux et sera connecté aux réseaux de chaleur métropolitain utilisant la chaleur excédentaire des usines, ce qu’on appelle « la chaleur fatale, nouvelle frontière de l’écologie industrielle. Un appel à projet national a été lancé pour concrétiser ce projet.

Enfin, les industriels s’intéressent de plus en plus à l’hydrogène, l’énergie de demain dont s’emparent un nombre grandissant d’entreprises.

Un électrolyseur pour produire de l’hydrogène à Saint-Fons

Ainsi, la Vallée de la Chimie est en passe de devenir « le hub hydrogène » de la Métropole lyonnaise.

La CNR (Compagnie Nationale du Rhône) va implanter d’ici 2021 un électrolyseur d’une puissance de 20 à 30 MW à Saint-Fons.

Situé à proximité du barrage de Pierre-Bénite, cet électrolyseur sera exclusivement alimenté en énergie hydro-électrique donc renouvelable, produisant donc de l’hydrogène vert.

Il faut savoir que pour l’heure, l’hydrogène est surtout produite à partir du pétrole ce qui ne représente pas un bilan écologique très positif….

Cet électrolyseur alimentera les futures stations de charge hydrogène sur lesquels sont en train de travailler des entreprises comme SPIE, Serfim ou GNVert…

L’étape menant de la voiture ou du camion électrique au couplage électricité + hydrogène dont certains constructeurs comme Hyundai ou Toyota se sont faits les hérauts pourrait arriver bien plus rapidement que prévu…

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