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Manuel Valls, de passage à Lyon avait dénoncé le plan social qui était discuté au même moment en CCE de Renault Trucks lors de son passage à Lyon, le 11 mai dernier (*) .

 Gérard Collomb était sur la même longueur d’onde, tandis que les salariés, à l’appel des organisations syndicales ont manifesté à plusieurs reprises.

 On évoquait alors 512 licenciements principalement dans les services administratifs de l’organisation commerciale de Renault Trucks à Saint-Priest et à Vénissieux.

 Ces pressions tant externes qu’internes sur la direction de Renault Trucks ont semble-t-il payé.

De 512, le nombre de suppressions d’emplois a été rabaissé à la suite de la négociation avec les syndicats à 25. Le choix qui a été fait par la direction a été de jouer sur le volontariat.

 Ce qui amène le syndicat majoritaire de l’entreprise, la CGC (cadres) avec 25 % de taux de représentativité, à signer l’accord.

 Et d’expliquer pourquoi. « Depuis le 26 aout 2015, deux réunions de relecture de l’accord proposé par la direction ont eu lieu. Cela a permis de clarifier et d’améliorer certaines mesures. Pour la CGC les dernières propositions permettent d’obtenir des conditions satisfaisantes pour les salariés volontaires au départ. Le nombre de volontaires devrait permettre de limiter très fortement, le nombre de licenciements contraints. La direction les estime à 25 », indique ce syndicat.

 Une autre forte inquiétude des salariés semble aussi être levée : « La direction du groupe Volvo s’est aussi engagée par écrit à maintenir l’activité du bureau d’étude et à développer la marque Renault Trucks », assure ainsi la CGC.

L’accord est validé puisque, au moment de la signature, le syndicat réformiste, la CFDT appose également son paraphe sur cet accord.

Sans surprise, la CGT et SUD refusent de s’y associer.

Pour la CGC, il ne s’agit pas de s’y méprendre : « Nous ne signons que les éléments d’un accord sur les mesures d’accompagnement aux départs volontaires et que la CGC n’approuve en aucune façon un PSE injuste pour les salariés et dommageable pour l’entreprise. ».

(*) Manuel Valls avait déclaré à Lyon : « On ne peut pas accepter le plan qui nous a été présenté. Nous suivons très attentivement cette situation avec [le maire de Lyon] Gérard Collomb, [le président de la région] Jean-Jack Queyranne et [le ministre de l’économie] Emmanuel Macron en nous disant qu’il faut aujourd’hui trouver une autre solution. »