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Face à l’allongement des délais de paiement dans la sphère publique, le Medef demande à la Cour des comptes de mener une enquête nationale sur les pratiques des acheteurs publics. L’organisation patronale estime que ces retards fragilisent la trésorerie des entreprises, en particulier des PME et des ETI, et freinent leur capacité d’investissement.

Des retards qui pèsent sur la trésorerie des entreprises

Le Medef a officiellement saisi la Cour des comptes dans le cadre de la consultation destinée à préparer son programme de travail 2027. L’objectif est d’évaluer les pratiques de paiement des acheteurs publics et d’identifier les causes des retards qui, selon les données officielles, dépassaient 15 jours en moyenne en 2025.

Les établissements publics de santé affichaient notamment un retard moyen de 21,7 jours, tandis que les services déconcentrés de l’État atteignaient 25,4 jours. Selon le Medef, certaines entreprises évoquent même des délais pouvant dépasser 300 jours, auxquels s’ajouteraient des « délais cachés » liés à des procédures administratives retardant le dépôt ou le traitement des factures.

Un enjeu économique pour les PME et les ETI

Pour l’organisation patronale, ces retards alimentent des tensions de trésorerie, ralentissent les investissements et fragilisent l’ensemble des chaînes de sous-traitance. Le Medef souhaite que la Cour des comptes puisse vérifier la fiabilité des données disponibles, analyser les pratiques des différentes administrations et, si nécessaire, mobiliser les chambres régionales des comptes pour conduire des investigations sur le terrain.

« Le fait que la première utilisation par une organisation interprofessionnelle de ce nouveau mode de saisine soit précisément dédiée aux retards de paiement publics témoigne de l’importance de ce sujet », souligne Patrick Martin, président du Medef.