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Les produits financiers permettant d’accompagner le développement touristique d’une région ne sont pas si nombreux que cela.

C’est la raison pour laquelle il faut applaudir la création d’une toute nouvelle SCPI (Société Civile de Placements Immobiliers). Un investissement de long terme. Mais en lieu et place des entreprise, l’acquéreur de parts de SCPI détient des immeubles d’habitation ou de bureaux, par exemple.

En l’occurrence, il s’agira là d’acquérir les nouveaux hôtels qui sont programmés au sein des stations alpines.

Des fonds qui arrivent par ailleurs au moment même où une étude de l’Insee illustre les faiblesses de l’hôtellerie régionale. Il va falloir investir pour se maintenir à niveau en matière hôtelière et répondre aux nouveaux défis du tourisme alpin.

Portrait robot des cibles visées par cette SCPI baptisée « Pierre Altitude »: des hôtels d’une centaine de chambre, trois ou quatre étoiles à construire, mais aussi pour un certain nombre, ceux existant déjà (part minimale : 1 000 euros).

A la manœuvre : un partenariat entre la Caisse d’Epargne Rhône-Alpes et la société parisienne Atream qui en est le gérant et est déjà spécialisée au niveau européen dans l’investissement hôtelier : elle capitalise déjà 814 millions d’euros d’actifs hôteliers et touristiques, soit 120 hôtels et résidences hôtelières.

Pour Thierry De Vincenzi, directeur du marché de la promotion immobilière au sein de la Caisse d’Epargne Rhône-Alpes, « L’objectif est d’arriver avec cette SCPI à 100 millions d’euros d’actifs d’ici 2020/2021. Ce qui nous permettrait d’être référencés en unités de compte et donc de figurer dans les assurances-vies. 

Cette SCPI « Pierre Altitude » sera distribuée par le réseau bancaire, mais aussi par les CGPI (les Conseillers en Gestion de Patrimoine Indépendants)

L’idée est d’accompagner deux évolutions fortes actuelles dans le monde du tourisme de montagne, explique Pascal Savary, le Pdg d’Atream : le passage des lits dits « froids » dans les stations de montagne, c’est-à-dire utilisé que quatre semaines maximum par an, vers des lits « chauds » dotés d’une bonne rotation.

Autre objectif : accompagner le développement du tourisme de montagne l’été, une autre tendance lourde. Les hôtels des stations alpines figurent parmi ceux qui ferment le plus longtemps en cours d’année…et notamment l’été.