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Après l’arrivée récente du Nô Hôtel et du Kospter, le rythme de construction de nouveaux hôtels semble décélérer à Lyon. On compte actuellement 231 établissements, soit 14 751 chambres (+ 2 %). Quelques permis de construire ont été déposés pour 2019. En nombre de chambres, Lyon est en train de rattraper Aix/Marseille… Ce rythme ralenti n’empêche par les groupes indépendants, nombreux à Lyon de poursuivre leur maillage et de se développer en dehors de la région. Ainsi par exemple le groupe lyonnais eHôtel va ouvrir un établissement à Toulon.

Comment se porte l’hôtellerie à Lyon ? Bien, merci ! On compte à ce jour dans le Grand Lyon, très précisément 231 hôtels, ce qui représente 14 751 chambres, soit une hausse de 2 % sur un an. Entre 2013 et 2017, le nombre de chambres a crû de 6,4 %.

Le Grand Lyon se rapproche de ce fait d’un secteur très touristique qui est celui d’Aix/Marseille qui affiche 15 297 chambres au compteur. Encore un effort !

Petite décélération

C’est ce que l’on a pu notamment apprendre lors d’une rencontre organisée à Lyon par Extendam, une société de capital-investissement bien présente dans l’hôtellerie, en partenariat avec la Bpi (Banque Publique d’investissement).

Pour Mihaela Neaga la responsable du secteur hôtelier à la CCI Lyon-Métropole le rythme de construction est néanmoins parti pour décélérer « un peu ».

Elle note aussi une tendance intéressante et riche pour l’avenir : « On voit désormais nombre d’indépendants qui rénovent : c’est bon pour l’image de la destination Lyon… », constate-t-elle

Décélération ne signifie pas arrêt total, mais rythme moindre. On a ainsi pu assister à l’arrivée ces derniers mois du Nô Hôtel un quatre étoiles indépendant au cœur même de la Presqu’île lyonnaise accompagné d’un grand rooftop ; mais aussi du premier hôtel situé au Groupama Stadium de l’OL, le Kopster de 140 chambres, signé du groupe lyonnais Lavorel.

Dans le cadre du nouveau rythme de croisière en cours, on peut annoncer l’ouverture en cours du Boscolo, un quatre étoiles situé en Presqu’île lyonnaise et l’année prochaine le retour des chambres de la Tour Rose dont la partie hôtelière est désormais gérée par le groupe lyonnais MiHôtel, spécialisé dans les suites hyper-connectées.

On va voir également arriver l’année prochaine dans la cour des grands cinq étoiles, un vrai grand vaisseau, l’hôtel Intercontinental qui prendra place au sein du Grand Hôtel-Dieu, le dernier équipement à voir le jour sur le site historique lyonnais, avant la Cité de la Gastronomie qui complétera définitivement ce gigantesque ensemble historique situé au cœur de Lyon.

Les nouveaux hôtels à venir…

Et après ? Tout ce que l’on sait, c’est que quelques permis de construire ont été déposés pour de nouveaux établissements qui verront le jour d’ici un ou deux ans.

Parmi ceux-ci, une Auberge de Jeunesse new look qui va prendre place dans le cadre de l’ancienne caserne Blandan (40 chambres : 20 collectives de type auberge de jeunesse et 20 “familiales” plus traditionnelles et plus haut de gamme). Le rez-de-chaussée sera dévolu à l’accueil avec un espace pour petit-déjeuner et dîner :170 chambres au total.

 

Le futur Meininger hôtel, une Auberge de Jeunesse new look

Une autre Auberge de Jeunesse de sept étages et de… 580 lits du groupe Meininger verra le jour à la mi-2019, rue Zimmermann dans le 7ème arrondissement.

 Les chambres compteront en effet de deux à… huit lits ; et originalité, la location se fera au lit et non à la chambre. D’où mini-prix… La cible : des jeunes, étudiants, groupes, familles, cadres.

Un indépendant va également ouvrir au printemps un autre concept intéressant dans le quartier lyonnais d’Ainay, une sorte de « maison de famille » dans une ancienne école désaffectée avec 19 chambres, mais aussi un café et un restaurant de 45 couverts.

En cours également : un quatre étoiles devrait voir le jour rue Casimir Perrier dans le 2ème arrondissement (35 chambres).

Un autre grand vaisseau hôtelier devrait s’élever à Limonest : 189 chambres. N’omettons pas enfin le futur Pullman de la Part-Dieu, là encore un établissement 4 étoiles de grande capacité : 168 chambres.

Identité, hospitalité, authenticité…

Si Accor est bien sûr prédominant et de loin, à Lyon, cela n’empêche pas les groupes indépendants familiaux de se développer à grande vitesse.

On en a la preuve avec le groupe Lavorel qui s’est enrichi ces derniers mois de deux nouveaux établissements (L’auberge de Menthon au bord du lac d’Annecy et le Chabichou à Courchevel) ; mais aussi du groupe eHôtel (L’Ermitage, le Collège hôtel et le Fourvière) qui s’apprête à reprendre un établissement supplémentaire au lieu dit « Chicago », à l’entrée du port de l’Arsenal de Toulon.

Tous ces groupes indépendants qui veulent tout faire, réhabiliter ou construire et gérer eux-même leurs établissements surfent sur une forte tendance, le refus grandissant chez les clients du formatage hôtelier.

Il semble bien que les grandes chaînes construites à l’identique sur les cinq continents font désormais parti du passé. Trois critères semblent bien émerger comme l’explique Loïc Chabert (hôtel Globe & Cecil à Lyon) : « une identité très forte, une vraie hospitalité et de l’authenticité. » Bref, le nouveau type d’hôtellerie que plébiscitent désormais les clients qu’ils soit particuliers ou d’affaires…