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Un labo lyonnais pourrait trouver assez rapidement un traitement contre le coronavirus

Le coronavirus fait désormais souche en Auvergne-Rhône-Alpes.

Et ce, de deux manières.

L’on apprend d’abord que cinq personnes qui pourraient être infectées ont été admises au service d’infectiologie de l’hôpital de Lyon-Croix Rousse. Dans la station de ski des Contamines-Montjoie, elles ont été en contact avec un Britannique infecté alors qu’il se trouvait à Singapour.

Le mal, mais aussi le remède.

Dans le même temps l’on apprend également que le laboratoire universitaire lyonnais VirPath espère trouver au plus vite un traitement efficace contre le coronavirus.

Depuis deux semaines, ce laboratoire qui fait partie du Centre international de Recherche en Infectiologie (Ciri) de Lyon est mobilisé sept jours sur sept.

Comment compte-il trouver ce traitement sur lequel travaillent de nombreux labos dans le monde entier ?

En réalité, grâce à une stratégie originale au sein du consortium “REACTing”, mis en place par l’Inserm pour faire face à des crises sanitaires comme la grippe H5N1, Ebola ou encore Zika.

Ce labo puise en effet dans la pharmacopée existante.

« Nous avons développé et validé une stratégie assez innovante qui est basée sur le repositionnement des médicaments. C’est-à-dire comprendre leurs effets secondaires et les exploiter pour les rediriger vers des nouvelles indications thérapeutiques, et en l’occurrence des indications thérapeutiques infectieuses », a ainsi expliqué à nos confrères de France Info, Manuel Rosa-Calatrava, directeur de recherche à l’inserm.

Ces chercheurs ont terminé l’étape numéro un qui consiste à isoler le 2019-nCoV, le dupliquer afin de disposer d’une banque de travail suffisante. L’institut Pasteur à Paris est le premier en Europe à avoir réussi à le faire fin janvier.

Pour Manuel Rosa-Calatrava, le directeur de recherche à l’Inserm, trouver un remède pourrait être l’affaire de quelques semaines seulement : «  Nous sommes dans des modèles précliniques. Nous avons un modèle très particulier à Lyon, c’est un épithélium respiratoire humain qui est cultivé in vitro, qui est extrêmement physiologique et qui nous permet de bien évaluer et bien valider des traitements qui pourraient être directement donnés aux patients »,  a-t-il assuré à France Info.

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