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Le constructeur est français, il s’agit en l’occurrence d’Alstom, mais c’est une région allemande qui a bénéficié des projecteurs.

La Basse-Saxe a été la première au monde à mettre en service le tout premier train à hydrogène.

 Fabriqué par Alstom, ce train nommé Coradia iLint dessert une ligne de 100 kilomètres entre les villes de Cuxhaven et Buxtehude.

 Ce train zéro émission, dont la partie traction a été assemblée en France à Tarbes, est équipé de piles à combustible qui transforment en électricité l’hydrogène stocké sous forme gazeuse dans le toit.

 Un plein d’hydrogène assure mille kilomètres d’autonomie au train qui peut rouler à une vitesse maximale de 140 km/h. Idéal donc pour remplacer les vieilles locos utilisant le diesel, très polluant. Avec l’hydrogène, le seul liquide qui est rejeté est de l’eau…

 Chaque train composé de deux rames peut emporter jusqu’à 300 passagers dont 150 assis.

Ce n’est qu’un début : le Land de la Basse-Saxe a prévu de s’équiper de quatorze trains de ce type pour remplacer sa flotte à moteurs diesel d’ici fin 2021.

 Selon Alstom, d’autres pays et des régions françaises ont manifesté leur intérêt pour ce train à hydrogène, dont récemment Auvergne-Rhône-Alpes.

 Martine Guibert, la vice-présidente de la région en charge des transports, chargée du renouvellement des trains TER, confirme ainsi que la Région Auvergne-Rhône-Alpes, s’est portée candidate.

Parmi les critères : les coûts de maintenance…

 Mais contrairement au train allemand qui ne roule qu’à l’hydrogène, il s’agirait en l’occurrence d’un train à la fois électrique et hydrogène.

Mais avant de signer, la région souhaite s’entourer de précautions : que l’autonomie soit bien là et que les performances soient garanties. Autre critère qui va entrer en ligne de compte : les coûts de maintenance…

 Mais selon Alstom, si la région veut faire rouler ses trains à hydrogène, sur son réseau d’ici 2022, il faudra qu’elle passe commande d’ici les vacances d’été, le timing dans ce cadre là est donc serré.

 Une telle commande serait logique vu l’investissement que met la région dans la filière hydrogène avec le plan “Zéro Émission Valley” (ZEV) qui s’appuie sur un fort écosystème hydrogène : 80 % des acteurs français de la filière sont situés dans la région.

D’autant que la Région ambitionne de devenir l’une des premières régions hydrogène d’Europe.

Rappelons que le projet ZEV, déjà évoqué par Lyon-Entreprises vise à déployer assez rapidement sur la région, 1 000 véhicules, 20 stations de distribution, ainsi que quinze électrolyseurs pour produire de l’hydrogène.

Une ligne ciblée : Lyon-Roanne-Clermont

En tout cas, une ligne ferroviaire est déjà ciblée : Lyon-Roanne-Clermont. Ce qui aurait du sens car reliant la capitale de l’Auvergne avec celle de Rhône-Alpes, jouant donc un rôle de porte-drapeau.

Avec son tronçon central non électrifié de 130 kilomètres environ, elle est par ailleurs l’une des lignes qui consomment le plus de gazole en France pour un trajet de 2 h 20 environ. Cela aurait du sens écologique.

Pour l’heure, on voit mal la région Auvergne-Rhône-Alpes si engagée dans ce carburant du futur, se contenter simplement de regarder passer les trains à hydrogène…