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Marypop, la plateforme de babysitting en ligne qui s’adapte au confinement

Pendant le confinement dû à l’épidémie de Covid-19, Lyon Entreprises donne la parole aux entrepreneurs de la région. Ces derniers témoignent ainsi de leurs conditions de travail et de leur façon de s’organiser. Nathalie Barberis, fondatrice de Marypop, une plateforme de babysitting bilingue en ligne, a décidé d’adapter et repositionner son offre face au confinement et aux bouleversement des habitudes de ses clients.

Pouvez-vous vous présenter ainsi que votre entreprise ?

Je suis Nathalie Barberis, la fondatrice de Marypop. C’est la première plateforme de mise en relation entre parents et baby-sitters bilingues. J’ai fondé Marypop en novembre 2019 et je suis par ailleurs la maman de trois enfants franco-néerlandais. Marypop est une plateforme internet qui de façon totalement automatisée vous met en relation avec des baby-sitters bilingues partout en Europe.

Est-ce que Marypop est en capacité de maintenir son activité en période de confinement ?

On maintient l’activité via le télétravail. On a beaucoup moins de demandes de baby-sitting depuis le confinement. C’est logique les parents peuvent être avec leurs enfants ou ceux qui peuvent travailler ont recours aux crèches ou aux écoles. On a peu de demandes de baby-sitting mais un énorme pic de demandes d’inscriptions de baby-sitters. Surtout à partir du moment de l’annonce de fermeture des universités. Ca a été comme un élan de solidarité où les jeunes ont eu besoin de s’occuper. Le trafic du site le 13 mars a été multiplié par 10 et en quelques jours on a multiplié par 1,5 le nombre d’inscrits sur le site.

Avez-vous dû adapter votre organisation et votre offre ?

Bien sûr à cette occasion on a élargi nos critères. On a abandonné celui de la langue pour pouvoir enregistrer des baby-sitters et répondre à une demande plus large des parents qui ne sont pas forcément focalisés sur les langues étrangères. On s’est organisés pour ça en faisant appel à un prestataire pendant une semaine pour pouvoir s’adapter. Pour nous c’est une bonne nouvelle car on se dit qu’en sortant du confinement on aura une offre plus large et une notoriété auprès de ces jeunes qui ne connaissaient pas Marypop.

Craignez-vous un impact sur votre chiffre d’affaires ?

C’est vrai qu’il y aura un impact en mars et en avril parce que les demandes de babysitting ne sont pas là. On ne peut pas encore évaluer cette baisse de chiffre d’affaires. Nous allons l’estimer sur plusieurs mois. On peut se dire aussi qu’il y aura un rattrapage des parents en sortie de confinement. Ils voudront faire les sorties qu’ils n’ont pas pu faire.

Mais on ne sait pas non plus combien de temps ça prendra donc on est encore dans l’incertitude. Nous ce qu’on fait aujourd’hui c’est : prendre des mesures et mettre en place des actions pour plus tard. On cherche à savoir comment les gens vont réagir et comment est-ce qu’on va pouvoir s’adapter à cette nouvelle demande, notamment si elle est forte.

Quelles sont ces mesures que Marypop prépare pour la sortie du confinement ?

Nous restons en contact avec nos clients par mail et par téléphone. On les informe que le service reste disponible. C’est un service totalement automatisé. A l’inverse des agences de babysitting, nous on est là, 24/24h via notre plateforme. Nous avons aussi mené deux actions pour nos parents depuis le 13 mars. La première c’est qu’on a mené une action de solidarité babysitting. Pendant 10 jours la plateforme a été gratuite pour les parents en ce qui concerne la réservation. Nous n’avons pris aucun frais pendant ces dix jours. Ca nous a permis d’être connu en tant que jeune service parce que l’action a bien été relayée par la presse.

La deuxième chose que l’on a faite, c’est la mise en place d’un service par vidéo depuis lundi. Il consiste à mettre à la disposition des parents 11 baby-sitters qui se sont portés volontaires pour animer un service de discussion et de support aux devoirs aux enfants, notamment dans les langues étrangères. Je suis maman et je suis convaincue que l’écart va se creuser entre les enfants très accompagnés à l’école et ceux qui ne peuvent pas l’être. Souvent parce que les parents sont obligés de travailler en télétravail ou à l’extérieur.

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