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Covid-19 : comment se déroulent les obsèques ?
De nombreuses règles sanitaires ont été mises en place pour stopper la prolifération du Coronavirus et éviter les contagions. Malheureusement, tous les jours des chiffres dramatiques de contaminations et de décès supplémentaires se succèdent et font la une des journaux télévisés de tous les pays. En France, des mesures sanitaires de plus en plus drastiques sont mises en place pour sortir de la crise sanitaire du Covid-19. Parmi ces mesures, celles qui sont liées aux obsèques sont particulièrement strictes. Mais nécessaires.

De l’hôpital jusqu’aux obsèques : des mesures drastiques

Depuis l’arrivée du Coronavirus, des mesures draconiennes sont mises en place pour éviter tout risque de propagation de la pandémie.

Ces mesures concernent notamment le respect d’un périmètre de sécurité autour des personnes atteintes par le Covid-19, et dans la vie de tous les jours des mesures de distanciation par rapport à tous les individus, sachant qu’il est encore difficile de savoir qui est contagieux et qui ne l’est pas, puisque certaines personnes peuvent être porteuses du virus sans en avoir de symptômes.

De ce fait, toutes les personnes qui arrivent à l’hôpital avec des symptômes avancés de la maladie sont soignées avec toutes les mesures nécessaires de précaution. Les personnes qui présentent une forme sévère d’infection sont à l’isolement et seules les équipes médicales de l’hôpital ont le droit de les approcher pour les soigner. Les familles sont déjà souvent exclues et ne peuvent rendre visite à leur parent malade. Si le malade guérit, les familles n’auront le droit de visite que lorsque cette guérison sera établie. Cependant, si une infection sévère aboutit au décès de la personne, aucun membre de sa famille ne pourra être autorisé à l’approcher.

Le Haut Conseil de la Santé a établi que tout décès lié à une maladie contagieuse, survenant à l’hôpital implique des mesures sanitaires drastiques comme l’impossibilité de voir le défunt pour la famille. C’est d’ailleurs le cas pour le Covid-19 comme pour le SRAS, la tuberculose active ou la grippe aviaire.

« Le personnel hospitalier a pour consigne d’envelopper le corps du défunt dans une housse spéciale, étanche et biodégradable avant de le déposer dans un cercueil qui est immédiatement enlevé » explique Pierre Catherinet, fondateur du site Lassurance-obseques.fr.

Si le décès du parent survient hors contexte hospitalier, les dispositions strictes doivent également être appliquées même si elles sont légèrement différentes. C’est à l’établissement funéraire de venir enlever le corps du défunt pour le transférer en chambre funéraire dans un cercueil hermétiquement fermé.

La mise en bière se fait immédiatement. Les cérémonies sont autorisées mais subissent les changements dus à tout le contexte de contagion du Covid-19.

Des cérémonies funéraires modifiées pendant le Covid-19 pour chaque religion

Quelle que soit la religion du défunt, les cérémonies funéraires subissent des changements importants pendant la pandémie du Coronavirus. Si les établissements de cultes peuvent rester ouverts, le nombre de personnes pouvant assister à une cérémonie religieuse se limite à 20 jusqu’au 15 avril 2020. Cette mesure sanitaire est d’ailleurs valable quelle que soit la cause du décès.

Les consignes s’appliquent pour limiter les cas de contagion au sein d’un établissement religieux et de protéger la personne qui officie pendant la cérémonie.

Pour les catholiques

  • Pour éviter tout risque de contagion sur les personnes les plus fragiles, les prêtres de plus de 70 ans n’ont plus le droit de faire de célébrations ;
  • Les messes sont suspendues ;
  • Les personnes de plus de 70 ans doivent rester chez elles, y compris les proches d’un défunt ;
  • La prière de bénédiction pour le défunt est admise, mais il n’y a pas de communion et seul le prêtre peut bénir le cercueil, pour éviter tout risque de contagion en passant le goupillon d’eau bénite de main en main.
  • Tout contact physique est proscrit, d’une part entre les personnes qui ne peuvent se toucher ou se réconforter pendant l’épreuve, mais aussi tout contact avec des objets traditionnels de ce type de cérémonie (pas de registre de condoléances, défense absolue de toucher le cercueil du défunt).
  • Le nombre de personnes autorisées pour l’inhumation est de 10, à condition que cela soit possible en respectant les distances sanitaires obligatoires entre les personnes ;
  • Les cimetières n’ouvrent que lors des cérémonies funéraires.
  • Les crématoriums n’acceptent plus les familles dans les parties publiques et la crémation du défunt se fait désormais en très petit comité par mesures sanitaires.

Pour les Juifs et les Musulmans

  • Pour les Juifs, comme pour les Chrétiens, il n’est pas possible de faire la préparation et la toilette traditionnelle du défunt qui est enveloppé également dans une housse spéciale et déposé avec le châle de prière traditionnel dans le cercueil. Selon la tradition et les prescriptions de la Torah, la prière des morts a lieu en présence de 10 hommes.
  • Pour les Musulmans, comme pour les Chrétiens et les Juifs, la toilette mortuaire est proscrite pendant la pandémie et les funérailles doivent se faire sur place en cette période (pas de rapatriement dans le pays d’origine).

Covid-19 et obsèques : ce qu’il faut retenir

En période de pandémie, il ne faut pas perdre de vue que le risque est omniprésent. Toutes les mesures mises en place sont destinées à protéger les familles, les soignants, les personnels des pompes funèbres et les officiants des différentes communautés religieuses.

Assurément, il manque le contact et l’envie de serrer famille et proches dans les bras pour se réconforter est forte, mais le risque est là de propager trop rapidement le virus pour quelques embrassades. L’envie est là de dire au revoir à l’être aimé qui s’en va, mais le risque de contaminer deux ou trois personnes au sortir d’une cérémonie est omniprésent.

Les religieux pourront toujours, au sortir de cette crise sanitaire, mettre en place des messes et célébrer alors en famille l’être aimé. En attendant, même très restrictives, ces mesures doivent être appliquées à la lettre en gardant l’espoir que prochainement nous sortions enfin de cette pandémie.

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