Toute l’actualité Lyon Entreprises

Le démantèlement d’un ordinateur chez Alvoe

Chez Alvoe, le démantèlement d’un ordinateur est réalisé conformément aux réglementations pour préserver la sécurité et la santé des travailleurs ainsi que l’environnement.

L’ensemble des opérations de manipulation sont potentiellement sources de blessures, de coupures. Afin d’éviter les accidents, Alvoe a établit des procédures qui décrivent les gestes adaptés aux différentes opérations.

Parallèlement, les employés sont formés aux dangers potentiels liés à la toxicité des équipements sur lesquels ils interviennent. Ces formations est dispensée de différentes façons dont des fiches d’information et de sécurité.

L’unité centrale d’un ordinateur : des trésors de valorisation

Le démantèlement d’une unité centrale consiste à extraire les différents matériaux qui la compose la tour et à les trier pour être valorisés par les filières appropriées. Il n’est pas toujours nécessaire de démonter tous les composants d’un ordinateur : certains composants envoyés dans des industries peuvent être valorisés tels quels.

Par exemple, le boîtier de l’UC est trié selon le type de matériau : plastique ou métal. Une fois triés, les boîtiers peuvent être mis en balles pour être expédiés à un recycleur. Cependant, du fait de la complexité de la composition des plastiques, il est souvent difficile d’identifier les types de plastiques pour les trier en catégories homogènes. Mais depuis l’édiction de la norme ISO 11469:2000, la nature des plastiques constituant les équipements récents sont identifiables via des pictogrammes

Le boîtier d’alimentation est généralement constitué d’un radiateur, d’un ventilateur, de connexion, de câbles et connecteurs, de circuit imprimé et d’un transformateur. Tous les fils qui sont reliés aux différentes pièces sont à dégager et à retirer les quelques vis qui retiennent le boîtier d’alimentation à l’ordinateur. Il faut couper les connecteurs, la natte de fils afin de recycler ces derniers différemment.

Le disque dur se constitue de pièces diverses dont un couvercle, un boîtier métallique, un disque de données et d’une carte imprimée. Il faut retirer les éléments les uns à la suite des autres : couvercle en aluminium, carte informatique, etc. Le reste des pièces qui forment le disque dur sont triés dans des conteneurs d’aluminium mélangé. Les lecteurs de type CD-Rom sont de la même famille et sont démantelés de la même manière.

Un ordinateur contient de nombreuses “cartes informatiques” qui sont en fait, des cartes de circuits imprimés. La carte-mère est la plus importante car tous les composants de l’ordinateur y sont reliés. Les autres cartes, plus petites, sont insérées dans la carte mère. Les cartes-filles regroupent les cartes vidéo, cartes réseau, cartes son, etc. Elles possèdent toutes au moins un connecteur et des contacts de couleur or. Toutes ces cartes, les barrettes mémoires et les microprocesseurs sont alors rassemblées en lots pour être valorisées séparément.

Un ordinateur ne contient souvent qu’un seul microprocesseur. Large de cinq centimètres, il est souvent recouvert d’un radiateur en aluminium et d’un ventilateur en plastique. Il faut commencer par les retirer pour pouvoir récupérer le microprocesseur et dissocier les matières premières.

Une attention toute particulière pour les 3 polluants de l’UC

Les piles boutons, les condensateurs électrolytiques et les LED sont les trois polluants de la tour informatique. La pile bouton est généralement maintenue mécaniquement ou soudée sur la carte. Les condensateurs électrolytiques se trouvent sur les vieux circuits imprimés de gros équipements informatiques, tels que les serveurs ou les grosses imprimantes. Ils peuvent contenir des liquides corrosifs. Les LED présentes sur certains circuits imprimés devraient être retirées à cause de la présence d’arséniure de gallium.

L’écran, l’autre source de composants à valoriser

L’écran de type CRT (Cathode Ray Tube) contient dans son tube cathodique, de loin, la plus grande quantité de substances dangereuses d’un ordinateur. Un tube cathodique d’ancienne génération peut contenir 2 à 3 kilogrammes de plomb, tandis que les tubes récents n’en contiennent généralement qu’1. Les écrans CRT sont constitués d’un boîtier en plastique et d’un tube à rayonnement cathodique lui-même formé d’une dalle plate, en verre au baryum, soudée par une fritte à un cône en verre au plomb, d’un canon à électrons, d’un circuit imprimé et de câbles.

Le démantèlement d’un écran cathodique n’est pas accessible à tous

Seules les filières industrielles possédant des équipements aptes à isoler les matériaux dangereux contenus dans les tubes sont susceptibles de traiter les écrans cathodiques.

La progression se fait par étapes :

  • récupération de la coque plastique ;

  • section des fils internes

  • retrait du canon à électrons ; i

  • récupération uniquement du tube à rayons cathodiques.

Les tubes doivent être traités par des unités spécialement conçue pour répondre aux exigences les plus strictes en matière de protection de l’environnement, de la santé et de la sécurité au travail.

Les écrans LCD (Liquid Cristal Display) appelés “écrans plats” succèdent  et remplacent progressivement les écrans CRT. Ils sont constitués d’un boîtier plastique,d’une couche de cristal liquide comprise entre deux plaques de verre revêtues de matériaux conducteurs et de lampes à rétroéclairage contenant du mercure aussi appelées lampes à décharge. Le cristal liquide est dérivé du butylaniline, substance pouvant être considérée comme toxique pour la santé et dangereuse pour l’environnement en cas de mauvaises manipulations.

Là encore comme le tube cathodique, il n’existe que peu de technologies pour traiter les écrans plats, mais ils peuvent malgré tout être pris en charge par des sites de valorisation à condition d’être manipulés et traités avec des précautions particulières.