La crise a du bon
Johnson & Johnson, Caterpillar, McDonald's , Walt Disney, Adobe, Intel Compaq, Sun Microsystems et Microsoft, toutes ces entreprises devenues aujourd'hui de grandes entreprises globales, ont été créées pendant un ralentissement économique. Une étude américaine récente montre que c'est le cas pour 18 des 30 valeurs composant le principal indice de la place de New-York, le Dow Jones Industrial.
Les créateurs d'entreprises ne devraient pas hésiter à se lancer, la récession peut être une alliée pour eux. La course aux financements des jeunes pousses est facilitée par le ralentissement économique qui atténue la concurrence des entreprises plus importantes, placées sur la défensive par la crise. Dans le même temps, les banques, échaudées par les activités classiques, ont besoin de diversifier leurs actifs et seront plus sensibles à l'innovation. "En période de crise, les bons projets et les dossiers solides ont de bonnes raisons d'espérer trouver un financement", commente Marc Touati, économiste et directeur général de la société d'investissement Global Equities.
Lorsqu'on a mobilisé des liquidités, les achats deviennent plus faciles car tout est beaucoup plus négociable (immobilier, équipement, matériaux... voire rachats d'entreprises). Il est plus facile pour les créateurs de recruter ou de garder les bons éléments. Des talents vont se trouver "libérés" et seront donc plus disponibles, moins exigeants, plus flexibles et prêts à prendre plus de risques.
Les modèles économiques seront plus économes et la culture qui s'installera dés le démarrage dans la nouvelle entreprise, lui procurera des marges plus confortables quand l'économie redémarrera.
La crise c'est le changement imposé et le changement, c'est précisément l'univers de l'entrepreneur. Les champions de demain vont naître dans les prochains mois.


