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Les réactions et les enjeux pour la ville de Lyon

Première région productrice d’électricité en France, Auvergne-Rhône-Alpes est au cœur de la stratégie nationale de décarbonation industrielle portée par l’État. Réuni à Lyon le 20 mai, le préfet de région Étienne Guyot a présenté plusieurs priorités autour de l’électrification des sites industriels et du développement des énergies décarbonées.

Malgré ses capacités de production électrique, la région dépend encore à près de 60 % des énergies fossiles dans sa consommation finale d’énergie. Un enjeu devenu stratégique dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques et les questions de souveraineté énergétique.

27 sites industriels accompagnés en 2026

L’État prévoit d’accompagner 27 sites industriels prioritaires de la région dans leurs projets de décarbonation dès 2026. Plusieurs projets emblématiques ont été cités, notamment l’électrification de deux fours chez Rockwool dans le Puy-de-Dôme, l’installation d’une chaudière électrique chez Syensqo dans le Rhône ou encore un projet de captation de CO₂ chez Vicat en Isère.

Cette stratégie vise à renforcer la compétitivité industrielle française dans un contexte où les coûts énergétiques deviennent un facteur clé pour les sites de production.

La région concentre plusieurs filières fortement consommatrices d’énergie, notamment dans la chimie, les matériaux, la métallurgie et l’industrie lourde.

EPR2 dans l’Ain et accélération des renouvelables

L’État veut également accélérer le développement des énergies décarbonées en s’appuyant sur les grands projets nucléaires et les renouvelables.

Le chantier des futurs réacteurs EPR2 dans la plaine de l’Ain poursuit ainsi son calendrier, avec les premières fouilles archéologiques prévues à l’automne 2026. Le projet a été déclaré d’intérêt général en mars dernier.

En parallèle, plusieurs territoires pilotes devraient être sélectionnés d’ici l’été pour accélérer le déploiement des bornes de recharge électrique et accompagner les ménages dans la sortie du fioul et du gaz.

RTE a également engagé une révision du schéma régional de raccordement afin d’anticiper les futurs besoins du réseau liés à la montée en puissance des projets d’énergies renouvelables.