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Stellaria rejoint la promotion 2026 de French Tech 2030

La start-up grenobloise Stellaria intègre la nouvelle promotion French Tech 2030, qui rassemble 80 entreprises françaises développant des technologies jugées stratégiques. Issue du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) et de Schneider Electric, elle travaille sur un réacteur nucléaire à neutrons rapides et à sels fondus destiné notamment aux besoins énergétiques de l’industrie.

Une deeptech grenobloise positionnée sur le nucléaire de nouvelle génération

Stellaria développe le Stellarium, un concept de réacteur utilisant un combustible liquide. L’entreprise affirme que sa technologie doit permettre de régénérer son combustible pendant son fonctionnement, avec l’objectif à terme de proposer une production d’énergie adaptée aux sites industriels fortement consommateurs d’électricité.

Cette sélection intervient un peu plus d’un an après une étape financière importante pour la jeune pousse. Stellaria avait levé 23 millions d’euros en juillet 2025 pour poursuivre le développement de sa technologie.

La même année, l’entreprise avait également annoncé un premier contrat de précommande de puissance avec Equinix, groupe international spécialisé dans les infrastructures numériques. Un débouché intéressant alors que l’alimentation électrique des centres de données devient un sujet croissant pour les producteurs d’énergie comme pour les industriels du numérique.

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80 entreprises retenues dans huit secteurs stratégiques

French Tech 2030 cible les entreprises positionnées sur des technologies de rupture susceptibles de participer à la souveraineté industrielle française. La promotion 2026 couvre huit domaines, parmi lesquels l’intelligence artificielle, le quantique, la cybersécurité, le spatial, la robotique, les semi-conducteurs, la santé et la transition énergétique.

Pour Stellaria, l’intégration au programme doit surtout faciliter les échanges avec les administrations et les acteurs publics impliqués dans le développement de technologies fortement réglementées. Un enjeu particulièrement important dans le nucléaire, où le passage d’un concept technologique à une installation industrielle suppose des phases longues de validation et d’autorisation.

La sélection offre ainsi une nouvelle visibilité nationale à la filière nucléaire innovante qui se développe autour de Grenoble, mais le prochain cap pour Stellaria restera avant tout industriel : faire progresser son réacteur vers les étapes de démonstration et de validation nécessaires à son futur déploiement.