Atmo Auvergne-Rhône-Alpes redéfinit ses priorités face aux nouveaux défis de la qualité de l’air
À l’occasion de ses 50 ans, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes ouvre une nouvelle étape de son développement. L’organisme chargé de la surveillance de la qualité de l’air dévoile son projet associatif 2026-2031, qui élargit son champ d’action aux enjeux de santé environnementale, de changement climatique et de polluants émergents. Une évolution qui concerne directement les collectivités, les entreprises et les décideurs du territoire.
De la mesure de la pollution à un outil d’aide à la décision
Créé il y a cinquante ans pour surveiller les émissions industrielles, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes ne se limite plus aujourd’hui à mesurer la qualité de l’air. L’association accompagne désormais les collectivités dans leurs politiques publiques, les entreprises dans leurs stratégies environnementales et les acteurs de la santé dans l’analyse des impacts sanitaires liés à la pollution atmosphérique. Cette évolution répond à une attente croissante des territoires, alors que la qualité de l’air s’impose comme un sujet transversal au croisement des politiques de santé, d’énergie, de mobilité et d’aménagement.
L’organisme revendique aujourd’hui un rôle de partenaire des transitions environnementales. Entre 2021 et 2025, il a accompagné 71 plans d’action territoriaux et participé à 25 projets autour des thématiques climat, santé, énergie et biodiversité. Avec près de 90 collaborateurs, 271 adhérents et plus de 2,18 millions de visites sur son site internet en cinq ans, Atmo confirme son ancrage régional.
PFAS, pollens, climat : les nouveaux enjeux de la qualité de l’air
Le nouveau projet associatif 2026-2031 traduit l’évolution rapide des préoccupations environnementales. Au-delà des polluants réglementés, Atmo souhaite renforcer ses travaux sur les PFAS, les pesticides, les particules ultrafines, les pollens ou encore la qualité de l’air intérieur. L’objectif est d’anticiper les futures évolutions réglementaires tout en produisant des données scientifiques utiles aux acteurs publics et privés.
L’association entend également renforcer les liens entre qualité de l’air et santé environnementale. Selon une enquête Ipsos réalisée pour Atmo fin 2025, une personne sur deux en Auvergne-Rhône-Alpes se déclare concernée par les allergies aux pollens, tandis que 43 % des habitants estiment que la qualité de l’air s’est améliorée ces dernières années. Dans le même temps, les épisodes de chaleur, les incendies de forêt ou encore les nouvelles exigences européennes imposent de mieux intégrer la qualité de l’air dans les politiques climatiques et les stratégies de transition des territoires.
Pour les entreprises, cette évolution dépasse la seule question réglementaire. Les données relatives à la qualité de l’air deviennent progressivement des indicateurs d’aide à la décision, qu’il s’agisse de décarbonation, d’aménagement des sites, de qualité de vie au travail ou de prévention des risques sanitaires. Atmo entend ainsi faire de son expertise un levier au service des transformations économiques et environnementales de la région.
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