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L’université Catholique de Lyon a accueilli le 21 novembre dernier les premiers Etats généraux de la formation professionnelle de l’enseignement catholique et privé de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Cet événement a été Initié par RenaSup (le Réseau national d’enseignement Supérieur privé) et le CNEAP (le Comité National de l’Enseignement Agricole privé). Le CREC (Comité régional de l’enseignement catholique) s’est quant à lui chargé de la partie organisationnelle. Le but ? Réfléchir aux modalités de mise en place de la nouvelle réforme nationale de la formation professionnelle.

Emmanuel Macron l’avait annoncé au cours de sa campagne présidentielle de 2017 : la formation professionnelle allait faire l’objet d’une grande réforme se promettant de révolutionner en profondeur le secteur.

Ladite réforme a été adoptée au cours du mois de septembre dernier par le Parlement.

Elle comporte un volet novateur : désormais, l’ouverture des centres de formation ne dépendra plus des régions et des pouvoirs publics, mais des filières professionnelles et des acteurs économiques.

 C’est dans ce contexte précis que l’enseignement catholique a décidé d’organiser le 21 novembre dernier des Etats généraux de la formation professionnelle en région Auvergne Rhône-Alpes. L’événement s’est déroulé au sein de l’UCLY, place des Archives à Perrache.

 La volonté de la part de l’enseignement catholique de « piloter » la réforme nouvellement adoptée s’explique par deux chiffres-clés : 23 % des élèves en Auvergne-Rhône-Alpes sont scolarisés dans l’enseignement catholique.

Parmi eux, près de la moitié (47%) se dirigent vers des formations professionnalisantes à l’issue de leur classe de 3ème.

 Tous les acteurs du monde de la formation professionnelle vont maintenant devoir travailler conjointement

 Jusqu’à présent, les différents acteurs de l’enseignement catholique travaillaient de manière assez cloisonnée, les synergies se montrant rares.

Par exemple, la partie catholique de l’enseignement agricole ne côtoyait pas ou fort peu la partie catholique de l’enseignement non agricole. La formation continue quant à elle évoluait également de manière indépendante.

 Aujourd’hui, tout cela est appelé à évoluer puisque la réforme va permettre à tous les acteurs (lycée professionnel, centre d’apprentissage, etc…) de travailler ensemble afin de créer un véritable parcours de vie pour le jeune formé.

Ils pourront ainsi suivre un jeune tout au long de son parcours : à partir de son apprentissage jusqu’à sa formation continue.

Dans un futur proche, le lycée professionnel devra envisager la mixité des contrats, des parcours et des publics.

 Les unités formatrices ne pourront plus créer une formation d’une année laissée par la suite sans suivi. Les nouvelles formations créées devront donc disposer d’attendus.

De nouveaux réseaux, de nouvelles manières de travailler vont donc devoir être inventées.

Tout le système est ainsi appelé à évoluer.

 L’intérêt de la réforme est qu’elle est véritablement prévue à celui à qui elle est destinée : on parle ainsi d’un contrat personnalisé, « à la carte. »

 Ce dispositif a pour but de se calquer avec le monde actuel où l’on change de plus en plus souvent de métiers le long de sa vie professionnelle.

 Des questions majeures restent en suspens

 Cette réforme induit malgré tout de profondes interrogations pour les acteurs concernés. Parmi elles, nous pouvons citer l’interrogation concernant les CFA (Centres de Formations d’Apprentis.)

Ce que l’on sait, c’est que la Région n’interviendra plus en tant que finançeur. Cela créé une difficulté puisque les CFA étaient l’interlocuteur de la Région. Cette dernière n’étant plus dans le dispositif, cela pose une vraie question sur le fonctionnement des CFA. Quel sera le CFA de rattachement des différents établissements ?

Réponse dans les mois à venir…

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