Hopium et Mota testent un refroidissement marin pour piles à combustible
Hopium et Mota ont signé un protocole d’accord pour développer une architecture de refroidissement à l’eau de mer destinée aux piles à combustible hydrogène utilisées dans le maritime. Les deux industriels vont construire un démonstrateur puis mener 300 heures d’essais, avant une première présentation publique prévue en novembre à Amsterdam.
Un échangeur unique pour alléger les systèmes hydrogène marins
Installé à Saint-Bonnet-de-Mure, Hopium poursuit sa diversification au-delà de ses activités historiques liées à l’hydrogène. L’entreprise s’associe cette fois à Mota, spécialiste des échangeurs thermiques basé à Aubagne, dans le cadre d’un Memorandum of Understanding.
Le projet consiste à associer une pile à combustible Hopium à un système de refroidissement direct par eau de mer. Mota apportera son expertise des échangeurs thermiques utilisés en environnement marin, tandis que Hopium fournira ses compétences en architecture de piles à combustible, ses données techniques et ses moyens d’essais.
L’architecture étudiée repose notamment sur un échangeur unique, là où certaines configurations conventionnelles peuvent nécessiter plusieurs équipements. Les partenaires cherchent ainsi à diminuer le nombre de composants, la masse et le coût du système, tout en simplifiant son installation et sa maintenance à bord des navires.
Le projet doit pouvoir être décliné pour différentes puissances et couvrir aussi bien des applications de propulsion que la production d’énergie auxiliaire à bord.
300 heures de tests avant une présentation à Amsterdam
La première étape passera par un démonstrateur fonctionnel développé conjointement autour d’un système de pile à combustible Hopium. Une campagne de 300 heures d’essais doit ensuite être menée sur les bancs de l’entreprise afin de vérifier notamment la compatibilité de l’échangeur avec les contraintes spécifiques d’un système hydrogène marin et les problématiques de saturation ionique.
Les résultats serviront à ajuster l’architecture et à préparer son adaptation à plusieurs configurations de puissance. À ce stade, le partenariat reste donc dans une phase d’ingénierie et de validation : aucune commercialisation ni commande industrielle n’est encore annoncée.
Pour Hopium, cette collaboration constitue un nouveau terrain d’application de ses technologies hydrogène après le recentrage engagé autour des systèmes de piles à combustible et de l’ingénierie. Mota apporte de son côté une implantation industrielle déjà établie dans le maritime. L’entreprise emploie plus de 200 personnes et réalise environ 45 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel, avec des implantations aux États-Unis, en Italie et au Japon.
La première présentation professionnelle de la technologie est programmée lors du METSTRADE, du 17 au 19 novembre 2026 à Amsterdam. Cette échéance doit permettre aux deux partenaires de confronter leur solution aux besoins du marché maritime avant d’envisager une ouverture commerciale plus large.
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