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Immobilier à Lyon : les prix ont continué à flamber en 2021,  et ça devrait perdurer cette année…

En France, fin décembre 2021 le volume des transactions enregistré s’élevait à plus de 20 millions de vente. Dans le Rhône le volume des ventes enregistré a augmenté de 16 % tous biens confondus. Lors d’une conférence de presse à la chambre des notaires du Rhône, Mes Séverine Girardon et Sandrine Jacquemin-Van Gorp ont apporté des précisions sur les tendances actuelles du marché de l’immobilier. Les prix ont continué à flamber l’année dernière, suite à une forte demande. Une situation qui va se prolonger en 2022 avec pour conséquence : un nombre de plus en plus important de familles qui cherchent à loger à l’extérieur de Lyon et de la Métropole où l’immobilier n’a pas encore grimpé aussi vite…

 

Une hausse des prix sans précédent

Me Sandrine Jacquemin-Van Gorp confirme que l’« On est sur une tendance haussière des prix ». Dans le Rhône, le volume des ventes enregistré a augmenté de 16 % tous biens confondus. Fin novembre 2021 l’évolution annuelle des indices de prix pour les maisons anciennes avait augmenté de 10 % comparé à 2020. Les notaires de frances- BDD perval prévoient une augmentation de 12 % pour 2022. En 2021, toujours dans le Rhône, le prix au m² médian a évolué de 9,5 % en atteignant 3 930 €. Ce même prix a évolué de 5,1 % pour la ville de Lyon avec un prix médian au m² de 5 060 €.

crédit : Les notaires de frances- BDD perval

Les 3 arrondissements lyonnais ayant le plus haut prix au m² médian sont le IIe avec 6 250 €, le VIe avec 6 180 € et enfin le IVe avec 5 720 €.

Au niveau de la région, les plus fortes hausses sur 1 an se situent sur les villes de Bourg-en-Bresse et Saint-Étienne avec une évolution des prix au m² médian de 10,5 % et 10,3 %.

Du côté des achats d’appartements, la tendance actuelle est le 3 pièces. Dans les appartements anciens notamment, le 3 pièces est très recherché, il représente 34 % des ventes. « C’est une vraie tendance » confirme Me Sandrine Jacquemin-Van Gorp. Pour Lyon et la métropole, le prix de grands appartements a effectivement largement moins augmenté que le prix des 3 pièces. Les notaires apportent une explication à cela.

Aujourd’hui, lorsqu’une personne recherche des appartements de très grandes surfaces, au-delà de 110 m² par exemple, cette dernière va arriver sur des budgets lui permettant de s’offrir une maison à l’extérieur de Lyon. Ainsi que ce soit dans le neuf ou dans l’ancien le 3 pièces est extrêmement recherché, c’est celui qui est le plus « booster ».

L’immobilier face aux crises actuelles

Pendant la crise du COVID beaucoup moins de personnes ont cherché des biens. Selon les notaires une baisse d’acquéreurs crée automatiquement une augmentation des prix.
Cependant, les notaires n’observent pas de phénomène alarmant par rapport aux autres années.

Les chiffres de ce début d’année 2022 étaient très attendus par les professionnels de l’immobilier. La question était de savoir s’il y a eu une forte cassure suite aux 2 fortes crises actuelles. « En 2021 avec le COVID, les gens se sont mis en pause » assure Me Séverine Girardon. En janvier 2022 dans les études, les notaires n’ont pas perçu un phénomène de baisse inquiétante « janvier, on était peut-être légèrement endormi aussi par une année 2021 très dure ». La majorité des Notaires de la région se sont, en effet, retrouvés un peu groggy de l’année 2021 qui a été très difficile, à cause, du COVID.

La guerre en Ukraine a d’un point de vue immobilier uniquement un impact sur le coût des matériaux, cela ne concerne pas les logements anciens. La problématique de la situation en Ukraine est que cela crée des chaînes d’approvisionnement désorganisées. Les promoteurs n’ont ainsi plus accès à certains produits.

Le marché restera stable en 2022…à un haut niveau

Me Sandrine Jacquemin-Van Gorp et Me Séverine Girardon

Pour 2022 Me Séverine Girardon et Me Sandrine Jacquemin-Van Gorp ne sont pas inquiètes et n’attendent pas une baisse de la hausse des transactions annuelles.

Il faut dire que les banques jouent un rôle important sur le marché de l’immobilier. « Ces taux-là ne se reproduiront pas de sitôt » confie Me Séverine Girardon. Bien que les taux de remboursement de crédit bancaire augmentent légèrement, il reste tout de même historiquement très bas.

Le marché demeure ainsi très stable…à un haut niveau. Il y a plus de demandes que d’offres, beaucoup de familles sont donc obligés d’aller en périphérie.

Les Lyonnais vont être obligé de privilégier l’ancien car le neuf est plus rare dans la ville. Cela crée des hausses sans précédent des prix de l’immobilier dans des communes voisines. C’est le cas de Tarare précise Me Séverine Girardon « depuis presque moins de 12 mois il y a un boom jamais connu sur des demandes dans le neuf ».

Il y a donc de plus en plus de construction dans cette commune, avec actuellement un prix de 3 000 € du m². Le principal impact d’avoir des fonciers sur Lyon et la couronne, est que les promoteurs sortent de plus en plus de Lyon, et privilégient des communes dans l’Ain en Isère ou encore dans le Beaujolais.