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Gineys investit 3,75 millions d’euros près de Vienne en Isère pour construire une unité de fabrication de glaces et de sorbets haut de gamme, à destination notamment de la restauration ; et ce, via des partenariats avec de grands chefs.

« Nous voulons devenir indépendants des grands groupes glaciers nationaux. Et cela passe par la poursuite de notre montée en gamme, apte à nous différencier. Nous ne voulons plus dépendre du seul bon vouloir des multinationales et des centrales d’achats… »

 Cette proclamation d’indépendance émane d’Hervé Gineys, Pdg de la société éponyme dont le siège social est basé à Reventin-Vaugris, près de Vienne dans le Nord-Isère

 55 millions d’euros de chiffre d’affaires

 Il s’agit d’une belle PME familiale de deux cents salariés dont cent au siège, affichant 55 millions d’euros de chiffre d’affaires grâce à un portefeuille de cinq mille clients répartis dans tout l’Hexagone et de près de deux mille références.

 Pour distribuer chaque année les 18 000 tonnes de produits surgelés par 150 camions, l’entreprise utilise quatre marques : Suneo, Gineys, Carigel et HDG.

 C’est cette dernière, acronyme d’Histoire de Glaces (HDG) qu’entend développer la PME iséroise.

 L’entreprise possède depuis 2003, une importante activité glaces et sorbets, mais ses produits sont pour l’heure, fabriqués, en s’appuyant sur un rigoureux cahier des charges, par des sous-traitants.

 Pour monter encore en gamme et se différencier, les deux frères qui dirigent l’entreprise, Hervé Pdg et Sylvain, directeur général, ont décidé de mettre en œuvre une nouvelle stratégie en fabricant eux-mêmes leurs glaces et leurs sorbets, en s’appuyant sur un maître glacier.

 Un atelier de fabrication de 1 300 m2

 Pour ce faire, ils ont décidé de construire à Reventin-Vaugris un atelier de fabrication de 1 300 m2, situé entre l’Autoroute 7 et le petit aérodrome local. A proximité par ailleurs du futur échangeur autoroutier, programmé pour l’année 2017. Un investissement de 3,75 millions d’euros financés par un pool bancaire, l’entreprise étant par ailleurs accompagnée par la Banque Publique d’Investissement (BPi).

 L’atelier qui devrait créer de cinq à sept emplois dans un premier temps, puis une dizaine à l’horizon 2018, devrait commencer à produire ses premières glaces et sorbets en début d’année 2016. Il accueillera également un laboratoire d’analyses interne.

 « Notre marque a déjà séduit de nombreux chefs, grâce à sa texture onctueuse, ses recettes, le goût authentique de ses parfums, et notre goût pour les terroirs de nos régions », assure Hervé Gineys.

 Vu son positionnement, le canal de distribution privilégié est d’abord celui de la restauration, mais on trouvera également la marque dans les grandes surfaces.

 La marque a déjà signé des accords de partenariats avec l’association des « Maîtres cuisiniers de France » que préside le chef lyonnais Christian Têtedoie et les « Bouchons Lyonnais » dirigés par Joseph Viola (restaurants « Daniel et Denise »).

 Par ailleurs, Christophe Marguin, restaurateur au restaurant éponyme des Echets dans l’Ain, président des Toques Blanches Lyonnaises, est l’ambassadeur de la marque.

 Un mini-laboratoire pour des micro-séries

 Gineys entend profiter de sa production en propre pour sortir des frontières : l’entreprise familiale vise 30 % de son chiffre d’affaires glaces à l’export, à l’horizon 2020 ; et ce, via le développement d’une chaîne de distributeurs à l’étranger. Le Japon pourrait être le premier pays visé. Des discussions sont en cours.

 Dans le même temps, l’entreprise iséroise ouvrira au sein de la nouvelle unité de fabrication, un mini-laboratoire qui permettra par exemple à tel ou tel producteur de fruits de la vallée du Rhône, d’élaborer leurs propres micro-séries de glaces ou de sorbets. Une manière aussi de conforter l’image artisanale que Gineys veut donner à ses productions maison.

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