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Débuts cahotiques de la concertation pour le passage de l’A46 B à 2X3 voies

L’A 46 Sud  qui sert pour l’heure de contournement  de Lyon par l’Est, l’Ouest étant reporté aux Calendes grecques, passera-t-elle un jour à 2X3 voies ? On peut se poser la question, la concertation voulue par la préfecture menée par la Commission nationale de débat public apparaissant pour l’heure mal engagée. La réunion de lancement à Saint-Priest a vu, en présence des habitants et d’une dizaine d’élus concernés, le “non” l’emporter assez massivement. Quant à la deuxième réunion qui aurait dû se dérouler à Communay (Rhône) n’a tout bonnement pas pu avoir lieu, les locaux de la salle-des-fêtes qui aurait dû accueillir la réunion de concertation, le 1er juillet, ayant été bloquée par les opposants au projet, au nombre d’une cinquantaine. De ce fait, le préfet a décidé de l’annuler. Comment se déroulera la prochaine réunion, prévue le 6 juillet à Bron ? Le préfet veut néanmoins  que “la concertation se poursuive, comme prévu, jusqu’au 28 septembre”.

L’A46 Sud qui, sur 20 km, va du nœud de Ternay au nœud de Manissieux (Saint-Priest) est un axe majeur de circulation aujourd’hui emprunté par en moyenne 65 000 véhicules quotidiens et plus de 100 000 sur sa section la plus chargée, avec un taux de poids lourds pouvant aller jusqu’à 24 % !

Cette portion d’autoroute construite en 1993 est la reine des bouchons.

Elle subit environ 5 heures de bouchons quotidiens, en particulier aux heures de pointe des trajets domicile-travail.

Normal : pour des raisons politiques de la part des maires riverains, elle n’a été construite qu’à 2X2 voies, alors qu’elle a été conçue dès l’origine pour 2X3 voies. Les emprises exitent déjà.

Cela ne pouvait plus durer, d’où la concertation qui va s’engager pour son passage à 2X3 voies sur une partie du trajet.

Un investissement estimé à 250 millions d’euros qui sera supporté par son concessionnaires, les Autoroutes du Sud de la France (ASF).

Le coût de l’élargissement de l’A 46 Sud est estimé à 250 millions d’euros financés par le concessionnaire.

Le projet soumis à la concertation du public, vise, est-il précisé par la préfecture à “ retrouver de la fluidité dans les mobilités, en répondant aux difficultés de circulation actuelles et prévues à moyen terme, en prenant en considération les évolutions prévisibles et en réduisant les conflits d’usage entre véhicules légers et poids lourds ; à optimiser la sécurité et la sérénité des usagers, en réduisant les effets d’un incident, en améliorant l’intervention des services de secours et d’exploitation ; et enfin à moderniser l’infrastructure en termes d’environnement humain et nature l’information, en tenant compte des nouveaux usages des autoroutes tout en restant libre de péage.”