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Les 16e Journées de l’Economie (JECO), qui se sont tenues du 14 au 16 novembre dernier, ont posé une question centrale : comment surmonter nos fragilités ?  Pour Pascal Le Merrer, son Directeur général et fondateur, ces trois jours de débats ont confirmé une nécessité, celle de redessiner l’avenir collectivement. 

Je pense que tout le monde a compris que nous étions, aujourd’hui, fragiles individuellement et collectivement

Pascal Le Merrer, DG et Fondateur des JECO

Les Journées de l’Economie, organisées par la Fondation Innovation et transitions (anciennement la Fondation pour l’Université de Lyon), demeurent un événement économique grand public attendu.

Pour preuve de leur impact, près de 40 000 personnes ont participé aux conférences et ateliers organisés pendant trois jours à Lyon. Décideurs, chefs d’entreprises, hommes politiques, enseignants, étudiants, grand public… ont échangé sur les fragilités qui nous entourent.

Et si le contexte, géo-politique, économique, sociétal, environnemental n’incite guère à l’optimisme ambiant, les JECO, 16e  du nom, ont tracé des pistes de réflexion pour l’avenir. Pascal Le Merrer dresse le bilan de l’événement dans cet entretien exclusif pour Lyon-Entreprises.

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Retranscription de l’émission

Bonjour à toutes, bonjour à tous et bienvenue dans cet Entretien ECO qui va être consacré exclusivement au JECO, les Journées Economiques de Lyon qui ont eu lieu du 14 au 16 novembre dernier et pour en parler, j’ai le plaisir de recevoir aujourd’hui Pascal Le MERRER, bonjour.

Vous êtes le directeur général de cette manifestation et aussi le créateur. Alors cette année Pascal Le MERRER, vous aviez défini comme toutes les années d’ailleurs, un thème à savoir « surmonter nos fragilités » pouvez-vous nous expliquer la raison de ce choix tout d’abord ?

[…]

 

L'intégral

Le choix s’est imposé très rapidement quand j’ai regardé tous les sujets qu’on souhaitait aborder il y avait quand même 73 sujets thèmes dans les gecko j’ai eu l’impression qu’en fait ce qui nous réunissait c’était cette question des fragilités qui sont à la fois des fragilités individuelles qu’on a tous ressenti particulièrement depuis la pandémie mais aussi des fragilités collectives aujourd’hui on identifie quand même beaucoup de sujets liés à des conflits géostratégiques à des transitions environnementales qui sont quand même extrêmement difficile à mettre en place donc je crois que les individus prennent tous conscience que nous sommes fragiles individuellement et nous sommes aussi fragiles collectivement avant d’aborder le le fond des débats parce que il y a eu beaucoup de débats pendant ces TR jours est-ce qu’on pe faire s’il vous plaît d’abord un bilan un peu chiffré s’il vous plaît de cette de ces TR jours alors sur ces TR jours il y a eu 20000 entrées un peu plus de 20000 entrées en présentiel un peu plus de 15000 connexions mais en fait les connexions continuent hein la vie d’une conférence peut s’étaler sur 5 à 10 ans en fait sur beaucoup de sujets je crois qu’un des plus anciennes conférences toujours regardé c’est faut-il ouvrir à la concurrence la profession de taxi donc les conférences souvent je pense que comment lutter contre la pauvreté le thème qu’on a traité avec des enfants de 6 à 8 ans je suis absolument certain qu’on verra ce ce thème là dans les années futures qui seront à nouveau toujours regardé alors justement vous vous mettez le Doig là sur un point important et très original ces enfants de 6 à 8 ans sur ce thème de la pauvreté ils ont eu la chance de rencontrer Esther Duflo comment ça s’est passé concrètement parce que c’est quand même deux univers très différents qu’est-ce que les enfants ont pu poser comme type de question Esther Duflo alors d’abord c’est un défi quand j’ai créé les journées de l’économie en 2008 j’avais absolument pas imaginé que je pourrais parler avec des enfants de 6 à 8 ans donc ça c’est vraiment le le talent d’Esther du flot qui a publié avec une dessinatrice cheen Olivier une collection aux édition du soil il y a 10 petits livres illustrés à chaque fois avec un aspect sur comment on peut lutter contre la pauvreté par exemple en développement des potagers hein et à chaque fois on a une explication qui est apportée par du flow et on s’aperçoit que les enfants réagissent très très vite c’est-àd que quand on est concret les enfants voient très bien comment on peut faire pour aider les gens qui sont en situation de pauvreté l’opération aussi dans son originalité parce que c’est pas souvent le cas vous le dites souvent d’ailleurs Pascal Leard c’est le monde de l’entreprise qui vient rencontrer le grand public c’est ça c’est pour ça que ça marche oui si on veut que sur des sujets ça soit je dirais en avec ce que ce qui intéresse les gens il faut pas qu’on ait que des chercheurs qui présenteraient leurs analyses il faut aussi qu’on ait des acteurs bah de la vie politique qui doivent prendre des décisions il faut qu’il y ait des chefs d’entreprise qui témoignent en disant voilà dans mon secteur les problèmes que je rencontre et voilà comment on peut les surmonter ou voilà les actions qui peuvent m’aider il faut qu’il y ait des acteurs sociaux he des syndicalistes qui explique bah dans le monde du travail comment on on réagit et puis des journalistes économiques qui très très souvent font un travail très utile pour rendre accessible la discussion quand on a une discussion avec tous ces acteurs ensemble sur un thème on s’aperçoit que tous les points de vue donnent du sens au sujet et que pour le public ça devient plus compréhensible l’exemple on a traité du prix de l’électricité débat qu’on voit dans les médias aujourd’hui c’est un sujet très technique et ben quand les gens essayent d’être clair qu’on a à la fois des acteurs du secteur qu’on a des chercheurs qu’on a aussi des journalistes qui font bien le travail ça devient très clair et le sujet technique après tout le monde pourra en parler le soir en discutant globalement pour terminer sur cette année parce qu’on pourrait en parler évidemment pendant pendant des heures si vous deviez retenir quelques mots une philosophie de de cette édition surmonter nos fragilités qu’est-ce qu’il en ressort exactement de tous ces débats de toutes ces conférences d’abord j’ai eu l’impression que c’est peut-être l’année où tous les mondes se sont le plus fédérés ensemble quand je dis les mondes c’est-à-dire qu’on a eu des gens qui viennent des administrations de l’INC de la Banque de France et cetera on avait des universitaires et on avait les acteurs sociaux économiques il y avait une espèce de volonté très très collective et c’est ce mot-là très collective de rendre accessible clair et intéressant les sujets qu’on allait traiter ça a été à ce niveau-là je trouve une réussite particulière et on a terminé quand même sur un sujet qui peut intéresser tout le monde comment nous aujourd’hui et c’est vrai qu’on va devoir le faire le problème pour se rinventer c’est que on est dans une société qui va falloir abandonner entre guillemets un peu comme des vieux vêtements et c’est avec cette société qu’on doit penser la nouvelle société je vous signale que on avait quelqu’un Joë mckir qui est un historien et qui disait que les trois siècles de croissance qu’on a connu viennent du siècle des Lumières et ben le siècle des Lumières il y a 3 siècles c’était des penseurs qui imaginaient un monde qui n’existait pas c’est compliqué il faut refaire la même chose aujourd’hui défis on cherche les penseurs qui vont aider chacun à identifier ce que pourrait être la société de demain et vous avez eu le sentiment en écoutant tout le monde qu’on soit jeune moins jeune voire un peu plus âgé toutes les générations semblent se retrouver sur cette thématique de se réinventer pour les décennies et peut-être pour les trois siècles à venir bah je pense qu’on peut se réinventer de différentes manières mais on sait qu’il y a une vraie difficulté quand on doit faire des changements c’est chacun tient à sa liberté on le voit quand regardez les Parisiens quand on leur dit que le périphérique la vitesse va passer à 50 km/h il sont pas spécialement réjouis les zones à faible émission dans les centr-villees c’est pareil donc d’un côté tout le monde tient sa liberté et de l’autre côté pour qu’il y ait des changements il faut qu’il y ait des incitations et aussi des contraintes donc il y a un jeu très complexe entre le pouvoir qui s’exerce et la liberté de chacun c’est ce que daron asslu un des inter ant appelle le couloir étroit et ben si on arrive à inventer le couloir étroit pour aller vers une nouvelle société où on vive bien ensemble le but c’est pas d’être malheureux hein c’est qu’on vive bien ensemble peut-être avec un une frugalité heureuse par exemple c’est on va consommer autrement mais on pourrait peut-être être pas mal quand même dans nos rapports humains le monde de l’entreprise donc doit jouer un rôle j’imagine et oui ce sont quand même les acteurs très concrets je pense que tout ce monde de l’entreprise qui organise la production qui absolument nécessaire pour aller vers cette nouvelle économie d’un côté ils sont confrontés à des défis incroyables il faut pas sous-estimer l’ampleur du travail pour les entreprises aujourd’hui dans des contextes souvent de forte incertitude où ils ont beaucoup de mal anticiper à la fois les marchés les contraintes les approvisionnements et j’aimerais souvent moi voir les chefs d’entreprises plus visiblebles parce queon a énormément de lycéens d’étudiants de jeunes qui sont là qui s’interrogent sur leur carrière mais qui s’interrogent aussi sur leur environnement le travail les les Destinées entre guillemets qui peuvent les attendre et là il faut que les chefs d’entreprise parle explique les défis qu’ils doivent relever et rendent aussi concret intéressant le monde dans lequel ils évoluent le message est bien passé sur l entreprise justement et dernière question pour vous Pascal Le merire alors c’est peut-être encore un peu prématuré mais est-ce que vous êtes déjà dans la 17e édition de cesgco donc celle de l’année prochaine concrètement et oui depuis le 17 novembre je suis dans la la 17e édition et par exle je peux vous dire qu’on on est en train de travailler sur comment les territoires peuvent anticiper et gérer les risques majeurs ça fait déjà plusieurs années que on réfléchit sur ce sujet et on sera très concret et on regardera par exemple comment d’autres régions européennes essayent sur la même question de gérer ces problèmes et on pourra comparer avec ce qu’on essaie de faire nous dans sur les territoires en France le rendez-vous est pris merci à vous et on se retrouvera j’imagine, pour la 17e édition.

Merci à vous de nous avoir suivi.

Vous pouvez bien sûr retrouver cette émission sur notre site internet sur nos réseaux sociaux et bien sûr sur notre chaîne YouTube d’ici là passez une bonne fin de journée à l’écoute de Lyon Entreprise. A bientôt.