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Pas de baisse importante prévue pour les SCPI
La crise du Coronavirus n’est pas sans conséquence sur les loyers perçus par les sociétés civiles de placement immobilier. Alors que les prévisions semblent aller vers le recul des dividendes, les investisseurs ne doivent pas céder à la panique. En effet, rien ne laisse présager la chute des performances de ce placement, dont le rendement reste largement supérieur aux solutions d’investissement classiques.

Un support de mitigation des risques

L’achat de parts de SCPI permet d’investir dans l’immobilier en toute simplicité, sans avoir à gérer les biens ni à se préoccuper des risques encourus. La société de gestion détermine sa stratégie et identifie les opportunités d’investissement, sélectionne les locataires et encaisse les loyers. Les actifs ciblés peuvent ainsi concerner un ou divers secteurs de l’immobilier et être localisés dans une région, un pays ou plusieurs dans la zone euro.

En optant pour la société civile de placement immobilier de bureaux allemands Eurovalys ou pour Corum Origin qui est investie dans une dizaine de pays de la zone euro, vous choisissez de bénéficier de différents niveaux de diversification et donc, de risques réduits.

Ainsi, le succès de la pierre papier est toujours d’actualité. Selon les statistiques de la plateforme spécialisée France SCPI, ce sont plus de deux milliards d’euros qui ont été investis dans des parts de société civile de placement immobilier, rien qu’au premier trimestre 2020. Une collecte en hausse de 14 % comparé à 2019, année record avec un total de 8,6 milliards d’euros. Ces chiffres témoignent de l’attrait de ce placement, porté par une rentabilité élevée et une performance régulière.

Des dividendes en légère baisse

Dans un contexte de crise sanitaire et économique, le taux de distribution sur valeur de marché est contraint de baisser. Le rendement de l’épargne va donc aller en diminuant. Néanmoins, l’Association française des Sociétés de placement immobilier constate que la plupart des SCPI parviennent à verser un rendement équivalent ou en baisse de 20 % maximum, grâce à des loyers encaissés avec un trimestre d’avance. Celles qui ont réduit leurs dividendes durant le confinement l’ont fait uniquement dans un souci d’anticipation, pour éviter les fluctuations et préparer les investisseurs à une période délicate.

Par ailleurs, il convient de distinguer la baisse de la valeur de la société civile de placement immobilier et la baisse des revenus :

Dans le premier cas, le capital n’étant pas garanti, sa valeur se plie aux évolutions du marché immobilier, qui est lié à la conjoncture économique. Il faut garder à l’esprit que du moment que les parts détenues ne sont pas vendues, les éventuelles moins-values générées restent totalement invisibles : cela n’occasionne donc aucune perte réelle aux associés.

Concernant le rendement, la baisse est corrélée à celle du taux d’occupation financier du patrimoine de la société. Par conséquent, la capacité des locataires à régler leurs loyers est fondamentale. Ainsi, la mutualisation géographique et sectorielle, mais aussi la politique de gestion adoptée sont autant de composantes qui permettent de maintenir le niveau des revenus.

Un impact modéré

Alors que la Covid-19 semble affecter durablement l’économie mondiale, les parts de société civile de placement immobilier restent très rentables. Dans un environnement inédit causé par la crise sanitaire, le rendement a peu baissé en 2020 et s’est établi autour de 4 %. Si la crise économique perdure, le repli pourrait s’accentuer en 2021. Après deux confinements l’an dernier, les locataires de certaines SCPI ont dû fermer leurs locaux, provoquant des défaillances de loyers. Grâce aux aides financières de l’État, les entreprises ont pu être soulagées d’une partie des problèmes potentiels. Jusqu’à présent, les sociétés de gestion qui ont annoncé un taux de distribution sur valeur de marché égal à 2019 ont subi seulement une baisse contenue de 9,44 %.

Le repli est donc parfaitement mesuré et, même s’il convient de rester prudent, fort est de constater que les sociétés civiles de placement immobilier parviennent à s’adapter à cette épreuve inédite. L’observatoire des SCPI de Linxea se montre rassurant : les locataires sont globalement solides et les réserves sont suffisamment importantes pour pouvoir soutenir un rendement temporairement perturbé. De plus, les plus-values de 2019 sont telles qu’elles évitent une répercussion sur les tarifs de souscription et offrent une sécurité en cas de baisse de la valeur du patrimoine immobilier.

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