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Le SidO, salon des objets connectés à Lyon : fréquentation et start-up en nette hausse pour la 3ème édition

Dominique Largeron

Devenu un des principaux salons en Europe consacré aux objets connectés, le SiDo qui s'est déroulé les 5 et 6 avril à la Cité Internationale de Lyon, a attiré cette année 6 500 visiteurs professionnels, ce qui représente une hausse de 22 %. les start-up spécialisées étaient aussi présentes en nombre : focus sur deux régionales particulièrement remarquées.

Le SidO, salon des objets connectés à Lyon : fréquentation et start-up en nette hausse pour la 3ème éditionLe robot-mannequin 2.0 d'Euveka à gauche, et le nez électronique d'Aryballe

Un total de 6 500 professionnels ont arpenté cette année les travées du SiDo, le salon des objets connectés qui s'est déroulé à la Cité Internationale à Lyon, ce qui représente une hausse de fréquentation de 22 %. Une hausse faisant écho à celle des exposants. Ces derniers étaient 270 cette année, en provenance de dix pays, soit 35 % de plus par rapport à l'édition 2016. 2016

 Bref, ce Showroom de l'Intelligence des Objets à Lyon est rapidement devenu l'un des plus importants événements consacrés aux objets connectés (IoT, The Internet of things, selon la terminologie anglo-saxonne), en France et en Europe.

 Start-up japonaises

 Il est vrai que cette année, la dimension internationale a été accentuée, avec la présence de start-up japonaises.

" La diversité d'offres et de services pour les professionnels, associée à un riche contenu d'animations et de conférences nous ont permis de positionner le showroom comme un prescripteur majeur des tendances à venir dans l'Internet des objets ", se félicitent Paola Jesson et Stéphanie Gibert, les deux co-fondatrices du SIdO.

 Et celles-ci d'ajouter : « Le point de vue transversal et la qualité des intervenants fédèrent largement la communauté internationale. Au-delà des partenaires historiques du SIdO que sont Schneider Electric et Orange, bureaux d'études, conseil en innovation, offreurs de hardware et software, designers, incubateurs et développeurs, ont activement contribué à la réussite de l'édition 2017. »

L'un des espaces rencontrant le plus de succès cette année a été la « Start-up Valley 2017 » rassemblant soixante-cinq start-up hexagonales et internationales qui ont présenté leurs innovations IoT.

 A noter que l'opération de co-founding Live organisée par la plateforme spécialisée Hoolders et destinée à favoriser l'investissement auprès des start-up les plus innovantes a permis de récolter 234 000 euros... en une petite heure.

 Parmi les start-up les plus remarquées, deux régionales : Euveka et Aryballe

 Le robot-mannequin 2.0 d'Euveka (Valence)

Créée par Andrey-Laure Bergenthal, la première, Enveka, qui est basée à Valence, dans la Drôme, a mis au point un mannequin évolutif et connecté qui s'adapte, en fonction des paramètres injectés, à la taille et aux mensurations qu'on lui dicte.

Qu'il s'agisse du tour de hanche ou de poitrine, de la longueur du buste d'épaule, etc., il varie à la demande de la taille 36 à 48.

 Un petit bijou de technologie connecté qui est en vente à ...150 000 euros (avec le logiciel, tout-de-même).

 Le grand avantage de ce robot-mannequin 2.0 pour les professionnels de l'habillement du luxe ou du prêt-à-porter auxquels il s'adresse  : faciliter de manière importante le prototypage, la dernière étape avant le lancement d'une production textile.

 Euveka qui a procédé fin 2016 à une première levée de fonds d'1,1 million d'euros pour financer son développement, s'apprête à lever à nouveau 2 millions d'euros.

Aryballe : le nez électronique (Grenoble)

Fondée en 2014 à Grenoble, Aryballe Technologies a mis au point NeOSe, le premier capteur d'odeurs universel qui imite les récepteurs olfactifs humains.

Le dispositif portatif tient dans une seule main. Il aspire d'abord les odeurs via un ventilateur.

Les molécules se fixent ensuite, par affinité, à la surface de nano-capteurs embarqués. Ce sont ces nano-capteurs qui imitent les récepteurs olfactifs humains.

Une fois les molécules des odeurs fixées, une photo sera saisie, de manière à transformer l'odeur en signature visuelle qui prend la forme d'un code barre.

Les informations collectées sont alors envoyées, grâce à une puce microélectronique, vers la base d'odeurs d'Aryballe à Grenoble, puis analysées pour retrouver l'odeur associée à la signature visuelle.

Pour l'instant, la base qui ne cesse de s'élargir,  reconnaît déjà 400 odeurs différentes.

Créée par Tristan Rousselle et protégé par trois brevets, ce nez électronique, vendu environ 10 000 euros, intéresse d'abord l'industrie, notamment les contrôles qualité dans l'agro-alimentaire, la cosmétique ; il peut aussi constituer un bon outil de R&D.

 Mais son utilisation in fine, peut se révéler très vaste. En revanche, il est encore loin de pouvoir remplacer les sommeliers des restaurants...

Prochaine édition du SiDo : les 4 et 5 avril 2018.

Publiée le 25 avril 2017 par LARGERON Dominique.
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