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Lyon-Confluence : l'audacieux « Pavillon 52 », livré

Dominique Largeron

Terrain de jeu des architectes de renom du monde entier, le quartier de Lyon-Confluence aligne des immeubles qui sont autant de figures de style. Au côté des bâtiments sortant de l'ordinaire signés Wilmotte, Nouvel ou Jakob+Macfarlane et d'autres, un dernier né signé Rudy Riciotti et baptisé « Pavillon 52 » vient d'être livré. Sur l'échelle de Richter de l'audace architecturale, il se situe incontestablement à un haut niveau !

 Lyon-Confluence : l'audacieux « Pavillon 52 », livré

Rudy Riciotti est l'architecte du MUCEM, le musée situé près du Vieux Port qui a contribué à changer l'image de Marseille.

 Représentatif de cette génération d'architectes qui tentent d'allier à la fois la création avec une culture constructive innovante, cet architecte et ingénieur a reçu la Prix national d'Architecture en 2006.

Il le prouve avec ce bâtiment de 7 500 m2 qui est bourré d'innovations.

Son apparence toute en rondeurs et sa façade en dentelle n'est pas sa seule originalité.

 Ce bâtiment parie sur le béton sous différentes formes ; ce béton qui est toujours, pour Ricciotti le matériau le plus innovant et le plus écologique dans la mesure où il peut être élaboré sur place et qu'il est recyclable.

Ce bâtiment dont le promoteur est le Groupe lyonnais Cardinal avec PRD, ne possède pas de poutres permettant un plafond brut lissé en béton du plus bel effet. Autre avantage : il permet de supprimer les faux plafonds.

 « Un signe de résistance contre la barbarie des composants industriels... »

 « La disparition de faux plafonds est un signe de résistance contre la barbarie des composants industriels... », lance Rudy Ricciotti.

 Cet immeuble est en outre ceinturé d'une "mantille" qui constitue sa caractéristique la plus visible et lui donne l'apparence d'un palais plutôt énigmatique sur les bords de Saône.

Il s'agit de lames de béton fibré haute performance....ressemblant au métal du fait de sa coloration gris anthracite, qui entourent totalement le bâtiment. Des lames de 3 cm d'épaisseur fabriquées par IDBat, une entreprise de la Drôme : le bâtiment en utilise seize kilomètres ! 

 Cette « mantille » a un autre objet : c'est aussi un « brise-soleil ».

 Autre originalité : les façades accueillent des vitrages courbes de six mètres de haut que seules trois entreprises au monde sont capables de fabriquer.

Pour répondre aux critères du développement durable, le chauffage et le rafraichissement de ce bâtiment est opéré par un système géothermique, relié à la nappe phréatique, donc à faible coût de fonctionnement, via 28 km de serpentins insérés dans les dalles. Le toit est recouvert de panneaux photovoltaïques.

 Il accueille enfin un parking de 54 places.

Ce faible coût énergétique permet de contrebalancer le surcoût de la construction par rapport à un bâtiment de bureaux traditionnel  : + 15 %, soit un coût de construction aux alentours de 2 000  euros le m2. La valeur  locative sera de l'ordre de 250  euros le m2.

  Un investissement de 30 millions d'euros

 Ce bâtiment représente un investissement global de 30 millions d'euros. Le propriétaire est une SCI au sein de laquelle on retrouve Voies Navigables de France (VNF) qui a apporté le terrain, la Caisse des Dépôts, Cardinal et le locataire, Acies, sous la forme d'un partenariat public/privé.

  Ce dernier immeuble de bureaux du Front de Saône accueille sur trois étages et demi sur cinq, le siège social d'Acies Consulting Group, une entreprise de conseil opérationnel spécialisée dans la recherche et l'innovation auprès de Grands Comptes, d'ETI et de PME Technologiques dans la chimie, l'automobile, l'énergie, l'aéronautique, etc.

Actuellement installés dans des bureaux situés rue de la République dans la Presqu'île lyonnaise, ses 130 salariés sont en cours de migration à Confluence sur 4 500  m2.

Le promoteur de ce bâtiment, le Groupe Cardinal est en revanche à la recherche d'un ou de plusieurs locataires pour la superficie restante de bureaux, soit 1 500 m2.

De même, le rez de chaussée, destiné à accueillir un ou des commerces sur 1 500 m2, de style showroom, n'a pas encore trouvé son destinataire.

Publiée le 09 mai 2016 par LARGERON Dominique.
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