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Le CEOL veut fédérer les clubs d’entreprises à l’échelle nationale

Le Club des Entreprises de l’Ouest Lyonnais organisera le 7 octobre 2026, à l’Hôtel de Région à Lyon, le premier Congrès national des clubs d’entreprises. Plusieurs centaines de dirigeants, responsables de réseaux économiques et élus sont attendus pour partager leurs méthodes et tenter de structurer une représentation nationale encore inexistante.

Les réseaux économiques locaux cherchent une voix commune

Les clubs d’entreprises occupent une place croissante dans l’animation économique des territoires, mais leurs actions restent largement dispersées. Le Club des Entreprises de l’Ouest Lyonnais veut commencer à les rapprocher en organisant, le mercredi 7 octobre 2026, un congrès entièrement consacré à ces réseaux de proximité.

Présenté comme une première nationale, l’événement réunira à Lyon des dirigeants de clubs, des chefs d’entreprise, des représentants des collectivités, des universitaires et des spécialistes du développement territorial. Plusieurs centaines de participants sont annoncés par les organisateurs.

L’initiative est portée par les coprésidents du CEOL, Vincent Lafay et Xavier Fechner. Leur intention dépasse l’organisation d’une journée de rencontres : ils veulent faire émerger un réseau national capable de comparer les pratiques, de valoriser les initiatives locales et de porter des positions communes sur les enjeux rencontrés par les entreprises.

Cette tentative de structuration intervient alors que les dirigeants doivent composer avec des sujets qui dépassent souvent les capacités d’accompagnement d’une structure isolée : recrutement, décarbonation, transmission, financement, intelligence artificielle ou évolution des compétences. Dans ce paysage, les clubs locaux peuvent servir d’intermédiaires entre les entreprises, les collectivités et les organismes de formation.

Un modèle économique local encore très fragmenté

Le congrès abordera notamment l’attractivité des territoires, les transitions économiques et environnementales, les coopérations avec les collectivités et la capacité des réseaux à générer des projets communs. Des conférences, des tables rondes, des rendez-vous d’affaires et des temps de mise en relation sont annoncés.

L’enjeu sera de montrer que ces structures ne sont pas seulement des lieux de convivialité ou de prospection commerciale. Certains clubs participent déjà à l’accueil de nouvelles entreprises, à la mutualisation de services, à la mise en relation avec les acteurs de l’emploi ou à la création d’initiatives collectives. Leur poids économique reste toutefois difficile à mesurer, faute de données consolidées et d’organisation commune à l’échelle nationale.

Le rendez-vous lyonnais pourrait donc ouvrir un chantier plus large : définir le rôle des clubs dans les politiques de développement économique et préciser leur articulation avec les chambres consulaires, les organisations patronales, les agences d’attractivité et les collectivités.

Le choix de l’Hôtel de Région Auvergne-Rhône-Alpes place d’ailleurs directement l’événement au croisement des réseaux privés et de l’action publique territoriale. Le congrès se prolongera par un dîner préparé par les Toques Blanches Lyonnaises, sous la direction de Christophe Marguin, puis par une journée consacrée au Beaujolais le 8 octobre.

Le CEOL teste un rendez-vous appelé à devenir annuel

Créé il y a plus de trente ans, le CEOL rassemble aujourd’hui une centaine de dirigeants de l’Ouest lyonnais. En lançant ce congrès, le club change d’échelle et cherche à transformer une expérience territoriale en point de départ d’une communauté nationale.

Les organisateurs souhaitent inscrire le rendez-vous dans la durée et en faire un événement annuel. La première édition devra néanmoins démontrer sa capacité à produire autre chose qu’une succession de témoignages et de rencontres, notamment en faisant émerger des coopérations concrètes ou des travaux communs entre les réseaux présents.

Le 7 octobre constituera ainsi un premier test pour mesurer l’intérêt des clubs d’entreprises français à se fédérer. Leur diversité, liée aux réalités économiques propres à chaque territoire, peut nourrir les échanges, mais elle rendra également plus complexe la construction d’une parole commune.