Emploi saisonnier : quatre stations régionales dans le top 15 mondial
Val d’Isère, Courchevel, Chamonix et Morzine figurent parmi les quinze stations les mieux classées au monde pour effectuer une saison d’hiver, selon une étude publiée par Remitly. À quelques mois de l’ouverture des domaines skiables, ce classement met en avant l’attractivité des Alpes françaises auprès des travailleurs saisonniers, même s’il ne mesure ni le volume réel de postes disponibles ni les niveaux de rémunération.
Val d’Isère 6e mondiale, Courchevel 8e
Quatre stations d’Auvergne-Rhône-Alpes apparaissent dans le top 15 établi par Remitly pour les emplois saisonniers liés aux sports d’hiver. Val d’Isère arrive en 6e position mondiale avec une note de 62,5 sur 100, juste devant Zermatt, tandis que Courchevel se classe 8e avec 60,9 sur 100.
Chamonix occupe la 12e place et Morzine la 14e. La région place ainsi deux stations savoyardes et deux destinations haut-savoyardes parmi un classement dominé par Niseko au Japon, Cortina d’Ampezzo en Italie, puis Queenstown et Wanaka en Nouvelle-Zélande.
Val d’Isère et Courchevel se distinguent également dans le classement général couvrant trois grandes familles d’emplois saisonniers : sports d’hiver, hôtellerie et vie nocturne, agriculture et cueillette. Elles arrivent respectivement 10e et 13e toutes catégories confondues et sont les deux seules destinations françaises présentes dans les vingt premières places de ce classement général.
Pour les stations alpines, cette visibilité intervient au moment où démarre traditionnellement la bataille des recrutements pour l’hiver. Hôtellerie, restauration, remontées mécaniques, commerces et hébergements touristiques reposent en partie sur des renforts temporaires capables d’absorber la forte montée de l’activité pendant la saison.
Logement, coût de la vie et attractivité entrent dans le classement
Remitly a comparé 88 destinations dans 21 pays. Chaque territoire est évalué à partir de cinq critères : coût de la vie quotidienne, accessibilité du logement rapportée au salaire minimum, densité d’activités touristiques, volume de recherches Google liées aux emplois saisonniers et niveau de sécurité.
La densité des activités proposées sur place favorise notamment les grandes stations alpines françaises. Selon l’étude, la longueur de la saison de Val d’Isère contribue également à son positionnement, en offrant davantage de possibilités d’emploi dans l’hôtellerie, la restauration, les chalets ou les remontées mécaniques.
Le classement doit néanmoins être lu pour ce qu’il est : un indicateur d’attractivité globale des destinations. Il ne compare pas directement le nombre d’offres d’emploi disponibles, les salaires proposés ou les conditions contractuelles dans chaque station. Autant d’éléments déterminants pour un saisonnier au moment de choisir son employeur.
Une concurrence internationale pour attirer les saisonniers
Les Alpes françaises sont confrontées à des destinations qui cherchent elles aussi à attirer une main-d’œuvre mobile. Niseko prend la première place mondiale avec 79 points, devant Cortina d’Ampezzo à 73,1. Les stations néo-zélandaises occupent également une place importante, profitant notamment du décalage des saisons entre les deux hémisphères.
L’étude souligne ainsi la possibilité pour certains travailleurs d’enchaîner une saison hivernale européenne avec une seconde en Nouvelle-Zélande. Cette mobilité internationale élargit le marché du travail saisonnier et place les stations dans une concurrence qui ne se joue plus seulement entre massifs français.
Pour Val d’Isère, Courchevel, Chamonix ou Morzine, l’attractivité touristique constitue donc aussi un sujet RH. La capacité à recruter suffisamment de saisonniers conditionne directement l’ouverture des établissements, les amplitudes horaires et la qualité de service pendant les mois où l’activité atteint son maximum.
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