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Grâce à OL City, le business du Club dirigé par Jean-Michel Aulas est de plus en plus déconnecté de la glorieuse incertitude des résultats sportifs. Jean-Michel Aulas veut aller encore plus loin en construisant une salle de 15 000 places. Le chiffre d’affaires d’OL Groupe devrait continuer à caracoler au cours des années à venir. Objectif du président olympien : 400 millions d’euros d’ici cinq ans.

On le sait, le projet Grand Stade de l’OL qu’a mené Jean-Michel Aulas a pour but de faire en sorte que la pérennité du Club ne dépende pas uniquement des seuls aléas des résultats sportifs.

 D’où la multiplication, autour du stade d’OL City, des équipements, pour attirer d’une part les entreprises avec des bureaux, un hôtel, mais dans le même temps, le grand public, en développant un grand terrain de jeu, avec son musée OL, son futur centre de loisirs avec bowling, mini-golf, trampoline, etc.

 Mais ce n’était sans doute pas encore suffisant pour le président de l’OL, puisque désormais il voit encore plus grand en annonçant la création d’une salle qui sera utilisée pour les concerts, séminaires, salons professionnels et matches de différents sports comme le handball, le hokey sur glace, le basket. Une équipe en résidence pourrait même s’y installer.

 Le projet faisait l’objet de rumeurs depuis plusieurs mois : c’est désormais officiel. Cette salle permettra d’accueillir 15 000 personnes.

 Cette salle fait partie du plan stratégique à cinq ans validé par le conseil d’administration d’OL Groupe.

 Elle devrait être située « à proximité du stade », c’est-à-dire, à Décines ou Meyzieu.

 Jean-Michel Aulas n’aura aucune difficulté pour financer cette salle, malgré la dette contractée par le Club pour construire le Grand Stade.

48 millions de droits TV UEFA

Car, côté finances, ça va bien, même très bien, merci.

 Et il faut le reconnaître, grâce à son stade privé, l’OL ne s’est jamais aussi bien porté.

Les produits des activités du Club n’ont jamais été aussi élevés : en hausse de 14 %, ils s’élèvent à 168,4 millions d’euros. La participation de l’équipe au premier tour de la Champion’s Ligue a ainsi fait rentrer dans les caisses du Club 48 millions d’euros de droits TV UEFA. Bien plus intéressant que les droits émanant la saison précédente de sa petite sœur, l’Europa Ligue.

 La cash machine qu’est devenue OL City fonctionne à plein. Les revenus des visites du site, ainsi que des séminaires ont bondi de 68 %. Eurexpo n’est pas loin et OL City bénéficie des nombreux congressistes et visiteurs de salons qui y sont accueillis.

 Seules sont à la baisse les cessions de contrats de joueurs. Pas de « ventes » spectaculaires de stars du foot, cette fois : il fallait les garder bien au chaud pour qu’ils puissent être alignés en Champion’s Ligue. Les produits de cessions de joueurs étaient l’année dernière de 64,6 millions d’euros. Ils n’ont été cette fois que de 38,1 millions d’euros.

Un résultat net du groupe multiplié par trois

 Et à l’arrivée, le résultat net part du groupe est tout bonnement multiplié par trois, s’établissant à 14,8 millions d’euros (+ 155 %).

 Tout ceci permet au président olympien de voir l’avenir à la fois en rose et à la hausse.

 Le plan stratégique à cinq ans du club indique l’horizon à atteindre : « réintégrer le top 20 des clubs européens au niveau économique, via une croissance de l’ensemble de ses lignes de revenus et d’atteindre un niveau de produits de l’ordre de 400 millions d’euros ». Pas difficile d’être devin pour dire que cet objectif ne devrait pas avoir beaucoup de difficultés à être atteint. Lors du dernier exercice, l’OL a frôlé les 300 millions d’euros de chiffre d’affaires (précisément 289,5 millions d’euros). Et vu le rythme actuel de progression des revenus…

 Ainsi, par exemple, d’ici l’été, on attend dans le Grand Stade, trois concerts d’Ed Sheeran (24, 25 et 26 mai) ; un concert de Stars 80 (le 1er juin) ; puis un autre de Phil Collins, le 4 juin. Sans oublier les demi-finale de la coupe de Monde féminine de football, début juillet.

 Malgré toutes ces annonces, l’action OL Groupe ne s’est pas envolée pour autant. Elle a gagné un petit 6 % sur la semaine (un peu plus de 7 %, depuis le début de l’année), à 3 euros ; encore bien bien loin du cours d’introduction qui était de…24

euros.