Toute l’actualité Lyon Entreprises

Alors que s’ouvre la nouvelle campagne de recensement de l’INSEE le 18 janvier, l’institut livre une enquête sur le statut conjugal.

Le 18 janvier s’ouvre la 15ème campagne de recensement de l’INSEE. Celle-ci concerne environ 700 000 logements en Auvergne Rhône-Alpes et 1,2 millions d’habitants.

Utile pour tous les acteurs publics et privés, elle est également la source de nombreux travaux de l’INSEE. L’institut a notamment réalisé une enquête sur le statut conjugal en Auvergne Rhône-Alpes sur l’année 2016.

22% des jeunes diplômés sont pacsés

“Les mentalités changent, les habitudes aussi. Il était donc nécessaire d’adapter nos critères pour évaluer avec précision les nouveaux modes de vie des habitants”, affirme Thierry Geay, chargé d’études pour l’INSEE. Des critères qui intègrent dorénavant le Pacs, l’union libre et les familles recomposées.

Il en ressort que le Pacs séduit majoritairement les plus jeunes et les plus diplômés. 19% des 25-34 ans vivant en couple sont en effet pacsés, contre 7,2% pour l’ensemble de la population. Ces chiffres sont très proches de la moyenne nationale.

Concernant les diplômés de l’enseignement supérieur, 22% des moins de 30 ans sont pacsés, contre seulement 4% pour les jeunes sans aucun diplôme. “Quand on est peu diplômé ou d’une catégorie sociale plus basse, on est plus dans le schéma traditionnel de la famille avec un regard plus tourné vers le mariage”, analyse Thierry Geay.

Le mariage reste majoritaire

Avec 72,5% de couples mariés en Auvergne Rhône-Alpes et en France, le mariage reste majoritaire mais plus tardif. “Dans les années 70, un homme se mariait en moyenne à 26 ans, aujourd’hui c’est plutôt 37 ans”, rappelle Thierry Geay.

“Les modes de vie changent, avant on se rencontrait, on se mariait, puis on vivait ensemble. Aujourd’hui on vit d’abord ensemble avant de songer bien plus tard au mariage”, ajoute Jean-Philippe Grouthier, directeur régional de l’INSEE.

Il est pour l’instant impossible de constater une quelconque évolution, car l’étude porte sur la seule année 2016. Il faudra attendre 2020 pour savoir si le Pacs ou l’union libre peuvent prendre le pas sur le mariage.