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L’UIMM, la fédération de la métallurgie du Medef pèse d’un poids très lourd au sein du l’organisation patronale. C’est en partie en son sein que se font ou se défont les présidents. Or l’on sait bien que celle-ci sera en jeu en juillet prochain, Pierre Gattaz ne se représentant pas.

D’où la forte attention donnée actuellement à l’élection en cours du président de l’UIMM pour savoir qui va succéder à Alexandre Saubot, lui-même candidat à la tête du Medef.

Deux candidats s’opposent et l’un d’entre eux est Lyonnais : Paul Rolland.

Ce dernier est le patron de STEEC, une PME de la région lyonnaise de vingt-cinq salarié.

STEEC est spécialisé dans la micromécanique de très haute précision, capable de répondre aux demandes les plus complexes. Il possède une autre activité, APMV où l’on rénove les cylindres, un véritable savoir-faire.

Il travaille avec les secteurs de l’aéronautique, du spatial, de l’automobile, de médical, de la recherche, mais aussi avec l’industrie agro-alimentaire avec les moulins, les minoteries et les semouleries.

Paul Rolland connaît très bien les fédérations territoriales de l’UIMM et fut un fervent soutien de Pierre Gattaz en 2013 lors de son accession à la tête du Medef.

A soixante ans, il est au bureau de l’UIMM depuis six ans, ainsi qu’au conseil du Medef, comme tous les dirigeants territoriaux. Il est à la tête de l’UIMM Lyon depuis 2012, se disant « très attiré par l’industrie ».

Dans une interview aux Echos, il explique que « la succession de mon entreprise est assurée par mes fils : je vais donc avoir plus de temps et je veux continuer à m’engager pour la cause des entrepreneurs. »

Son ambition s’il est élu à la tête de l’UIMM : « Redonner aux Français le goût de travailler dans l’industrie ! »

 Philippe Darmayan, l’autre candidat

Le deuxième candidat, Philippe Darmayan, est le président d’ArcelorMittal pour la France. Ancien dirigeant de Pechiney, vice-président de France Industrie, et président d’une des grandes fédérations professionnelles de l’UIMM, c’est une figure qui compte dans le milieu industriel des grands groupes.

Il est soutenu par Alexandre Saubot, le président sortant.

L’issue de ce scrutin interne est incertain, car les deux candidats ont des atouts et des profils très différents. Paul Rolland peut cependant être assuré du soutien d’un bon nombre de patrons de PME qui composent, explique-t-il, 92 % des adhérents de l’UIMM.

Le choix du futur président de l’UIMM constitue un enjeu très fort, car l’élection du successeur de Pierre Gattaz dépendra beaucoup des voix de la métallurgie. Même si cela n’a rien d’automatique, bien sûr ; on peut penser que l’élection d’un patron lyonnais à la tête de l’UIMM peut aussi jouer en faveur d’une candidature régionale.