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S’associer, ce n’est pas juste vivre une aventure l’un à côté de l’autre, mais l’un avec l’autre
Il y a plein de raisons de s’associer, comme il y a plein de façons de s’associer. Personne ne pourrait énumérer tous les pourquoi ou tous les comment. Mais il y a quand même de grands axes que l’on a tous connus. L’association « de potes », familiale, avec des fonds d’investissement, l’association d’intérêts, l’association par opportunité, pour le challenge, ou sur une belle rencontre. Dans tous les cas, la grande question, c’est pourquoi ? 

On peut s’associer pour ne pas être seul, par exemple. Parce que l’on a peur de l’isolement, de ne pas savoir faire, de ne pas bien faire. C’est en partageant et en échangeant que l’on construit, sur une complicité : j’ai besoin de grandir et je vais grandir avec l’autre.

On peut s’associer pour développer un concept, pour une complémentarité de personnes ou de savoir-faire. On peut aussi le faire pour limiter les risques, et pas que financiers.

Et, même si on ne l’avouera jamais, on peut s’associer pour déléguer tout en gagnant de l’argent.

On ne peut pas garantir qu’une association sera bonne, pour soi ou pour le business, mais on peut lui assurer de bons outils. Prendre conscience qu’être associé, c’est un métier. 

Avant même d’envisager une association, il faut travailler son « pourquoi ». La démarche est double. D’abord autour de moi : « Pourquoi je m’associe ? » et ensuite autour du projet : « Pourquoi nous nous associons ? »

Avant de bien entrer, je dois déjà penser à bien sortir. Dire comment je veux vivre le projet au quotidien, anticiper et comprendre ce qui va se passer à la fin. Dialoguer avec l’autre, se dire ce qui serait important en cas de difficulté. Comment je veux organiser notre partenariat.  

Pour qu’une association fonctionne, les rôles, engagements, et obligations de tous doivent être posés, et écrits. Ce qui semble évident pour nos collaborateurs devrait nous être appliqué :

  • Ecrire une fiche de poste pour les associés opérationnels
  • Ecrire une fiche de mission pour les associés dits « dormants »
  • Etablir un protocole de qui fait quoi, quand, comment… avec quels objectifs, quels moyens, et surtout… quelles limites !

Pour cela, prendre le temps de dialoguer est important, mais se faire accompagner par un administrateur indépendant peut être sécurisant. Dans vie de l’entreprise quand elle sera créée, le faire participer aux comités de direction notamment, permettra d’éviter les impasses en cas de dialogue de sourd. 

Beaucoup de questions se posent trop tard : Si je vends… est-ce que l’autre est obligé de vendre ? Y a-t-il un droit de préemption ? Et surtout, combien je vends… L’autre est-il partie prenante ? S’il y a un décès, comment gère-t-on ?  Qui devient gérant, président, DG… Si je m’associe en couple… que se passe-t-il en cas de séparation ? 

 

A propos d’Olivier MICHEL ?

 


 

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L’association : S’associer ce n’est pas juste vivre une aventure l’un à côté de l’autre, mais l’un avec l’autre.